Albert Lavignac,
Le Voyage artistique à Bayreuth
(1897)
“ Mais en même temps l’amour terrestre monte en son âme et l’envahit toute ; en vain veut-elle lutter encore avec elle-même et repousser les ardeurs de Siegfried qui la supplie d’être à lui ; l’amour est le plus fort. Briinnhilde en est enivrée : elle abandonnera la cause des dieux. Qu’ils périssent tous, race vieillie et sans force ; que le Walhalla s’écroule, que le Burg tombe en poussière, que les éternels finissent... Nornes, rompez le câble des destinées divines ; que le crépuscule des dieux commence : la vierge ne vit plus que pour l’amour de Siegfried, son bien, son tout, son étoile... ”
