Albert Lavignac,
Le Voyage artistique à Bayreuth
(1897)
“ Le souvenir d’Amfortas s’est présenté à sa pensée ; il revoit la cruelle blessure que rien ne peut guérir, la honte, l’humiliation, l’angoisse, le remords causés par la faute irrémédiable ; il revit la terrible Cène dont on l’a rendu témoin là-haut au Montsalvat ; il se rappelle les lamentations de l’infortuné qui a failli à sa mission divine ; il entend jusqu’aux plaintes de ce Dieu de miséricorde et de bonté dont on a trahi et souillé le sanctuaire, qui ont retenti au plus profond de san cœur et l’ont illuminé d’une prescience mystique. ”
