Charles Habeneck

Élements biographiques

Charles Habeneck,  Justice (1863)

“ Le Diable n'est pas un homme, c'est une femme. Je suis la Madeleine qui versa de l'huile sur les pieds du Sauveur bien-aimé : j'ai pleuré au pied de la croix. Quand Jésus quitta la terre, je restai seul, je devins homme. J'étais triste et mon âme aspirait à l'amour qui s'était enfui. Oui, je suis femme, je suis la Science, la Liberté que vous avez martyrisées, et, aujourd'hui encore, c'est une femme, l'Industrie, qui a gagné la bataille. Oui, je suis la Matière, l'épouse de l'Esprit, époux et épouse si bien unis qu'on ne peut nous distinguer. ”
Source : Gallica

Charles Habeneck,  La France et la constitution de 1852… (1861)

“ À des partis réactionnaires amis de l'Autriche, l'éternelle ennemie de la France ; c'est ajourner la liberté de la France, et cela au moment où l'Italie a un parlement, où l'Autriche voudrait se faire constitutionnelle, où la Russie songe elle-même à une constitution, et cela pour obéir à ceux qui veulent escamoter le pouvoir à leur profit.
En revanche, s'appuyer sur le suffrage universel et sur la liberté, à l'intérieur comme à l'extérieur, c'est affranchir un peuple, ce qui est plus beau que de le conquérir ; c'est faire de la France l'initiatrice de l'Europe à la démocratie
”
Source : Gallica

Charles Habeneck,  Justice (1863)

“ Amparo, si vous m'aimez, dites-le moi, je vous en prie. Je vous sacrifierai tout, hormis ce que je regarde comme mon devoir : le dévouement à la patrie. Ne me demandez pas de l'oublier... Mais si c'était vous qu'il me fallût sacrifier, peut-être n'en aurais-je pas la force : je me tuerais, ma mort servirait d'exemple et je serais encore utile à mes compatriotes. Je suis fou, n'est-ce pas : ce n'est point de la sorte que l'on conquiert le coeur d'une, femme. Je suis brutal, grossier en vous parlant ainsi...
— Non, Luis, si j'avais un autre caractère je sens que je vous aimerais tel...
”
Source : Gallica

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