Charles Habeneck

Justice (1863)

Résumé

Charles Habeneck,  Justice (1863)

“ Le Diable n'est pas un homme, c'est une femme. Je suis la Madeleine qui versa de l'huile sur les pieds du Sauveur bien-aimé : j'ai pleuré au pied de la croix. Quand Jésus quitta la terre, je restai seul, je devins homme. J'étais triste et mon âme aspirait à l'amour qui s'était enfui. Oui, je suis femme, je suis la Science, la Liberté que vous avez martyrisées, et, aujourd'hui encore, c'est une femme, l'Industrie, qui a gagné la bataille. Oui, je suis la Matière, l'épouse de l'Esprit, époux et épouse si bien unis qu'on ne peut nous distinguer. ”
Source : Gallica

Charles Habeneck,  Justice (1863)

“ Amparo, si vous m'aimez, dites-le moi, je vous en prie. Je vous sacrifierai tout, hormis ce que je regarde comme mon devoir : le dévouement à la patrie. Ne me demandez pas de l'oublier... Mais si c'était vous qu'il me fallût sacrifier, peut-être n'en aurais-je pas la force : je me tuerais, ma mort servirait d'exemple et je serais encore utile à mes compatriotes. Je suis fou, n'est-ce pas : ce n'est point de la sorte que l'on conquiert le coeur d'une, femme. Je suis brutal, grossier en vous parlant ainsi...
— Non, Luis, si j'avais un autre caractère je sens que je vous aimerais tel...
”
Source : Gallica

Charles Habeneck,  Justice (1863)

“ UNE RÉVOLUTION A MADRID 207
— N'allez pas croire que je ne l'aime plus, dit Luis, je l'aime au contaire de toutes mes forces; mais elle, elle ne m'aime pas assez.
Miralpeis étonné garda le silence.
— Et je ne veux pas, continua Sanchez, de la moitié d'un amour. Vous savez, me dit-il, on voit passer quelquefois, en rêve, un idéal que l'on aime, tout en comprenant que l'on n'obtiendra rien de cet être merveilleux. Amparo est pour moi une apparition semblable.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature