“ Est-ce à vous à prendre la vengeance de Baal et à combattre pour lui ? Que celui qui est son ennemi, meure avant que le jour de demain soit venu. Si Baal est dieu, qu’il se venge de celui qui a détruit son autel. 32 Depuis ce jour Gédéon fut appelé Jérobaal, à cause de cette parole que Joas avait dite : Que Baal se venge de celui qui a renversé son autel. 33 Cependant tous les Madianites, les Amalécites et les peuples d’Orient se joignirent ensemble, et ayant passé le Jourdain, ils vinrent se camper dans la vallée de Jezraël. ”
Baal
Définition et enjeux
Baal, divinité centrale des anciennes religions de l'Asie occidentale, incarne fréquemment le soleil et la puissance cosmique. Louis-Nicolas Bescherelle le définit comme le « maître des mondes », tandis que Jules Soury met en évidence son rôle dans les alliances politiques et ses cérémonies naturalistes.
Les textes bibliques, tels que ceux de la Bible de Sacy, le représentent comme un adversaire de Jéhovah, notamment à travers l'épisode de Gédéon. Les auteurs soulignent son syncrétisme avec Astarté et son impact sur les cultes cananéens, illustrant ainsi sa dimension religieuse et culturelle complexe.
Citations sur “Baal”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Baal, qui signifie seigneur, maître, roi, comme Adonaï et Melech ou Moloch, est le plus grand nom théogonique de l'Asie occidentale. Ce maitre, ce roi, nous le devinons sans peine, c'est le soleil, le recteur des mondes, le dominateur des étoiles et des planètes, le grand fécondateur qui inonde la terre de lumière et de germes, et dont on fit plus tard le génie même du Soleil, et par suite le dieu créateur et incréé. ”
Jules Soury,
La Bible d’après les dernières découvertes archéologiques en Orient
“ Ainsi Baal-Berith, adoré à Sichem, était le dieu ou Baal protecteur de l’alliance politique des tribus. Baal-Zeboub, — le Beelzébub des Évangiles, où l’antique divinité n’est plus qu’un démon, — était un oracle fameux à Ékron, au pays des Philistins, que le roi d’Israël Ahaziah envoya consulter. Balal-Peor était le dieu des voluptés farouches, de l’amour indompté, qui déchire le sein des vierges. Si l’on excepte le culte d’Aschera, dont nous parlerons bientôt, jamais divinité n’eut des rites plus naturalistes. ”
Jules Soury,
Luther, Histoire de sa préparation exégétique
(1877)
“ Baal n'est jamais appelé Moloch, et, si l'on excepte le Baal de Garthage et quelques autres encore, on ne lui immole point de victimes humaines. Bien que, comme Adôn, Baal soit souvent un appellatif qui convient à tous les dieux, Baal est un dieu à côté d'autres dieux, un dieu du ciel, exclusivement solaire à l'origine, comme l'ont bien vu Muenter, Creuzer, Winer, Vatke, Movers, Duncker, Schrader et Baudissin : c'est le dieu du soleil générateur, dont la chaleur bienfaisante et féconde appelle tout ce qui vit à l'existence. ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ Certains commentateurs tirent une preuve du caractère solaire de Baal du texte IV Reg., xxiii, 4 (cf. ꝟ. 11) , qu’ils traduisent : « Josias fit périr les prêtres qui brûlaient de l’encens à Ba’al-Sémé$, » c’est-à-dire à Baal -Soleil. Les auteurs classiques identifient aussi Baal avec le soleil : « Dieu s’appelle Bal en langue punique, dit Servais, et Bel chez les Assyriens ; il est tout à la fois Saturne et le Soleil ». Corrimentar. in Virgilium, In. Mneid., i, 729 ; 2 in-8°, Gœttingue, 1826, 1. ”
Comtesse de Ségur,
La Bible d’une grand’mère
“ Il fit assembler le peuple et dit : « Achab a rendu quelques honneurs à Baal, mais je veux faire plus que lui. Qu’on me fasse donc venir tous les prophètes de Baal, tous ses ministres, tous ses prêtres. Qu’il n’en manque pas un seul, car je veux faire un grand sacrifice à Baal ; quiconque ne s’y trouvera pas sera puni de mort. » Jacques. Comment ? Jéhu, qui adorait le vrai Dieu, va adorer Baal et lui offrir des sacrifices ? Mais c’est une action abominable ! C’est lui qui mérite la mort. ”
Jules Soury,
La Bible d’après les dernières découvertes archéologiques en Orient
“ Le nom de la divinité parèdre de Baal, de son épouse Baalath, se rencontre aussi plus d’une fois dans la géographie de la Palestine, et atteste l’étendue et l’importance de son culte. Citons seulement Baalath-Béer, ou, comme nous dirions, « Notre-Dame-de-la-Source. » Les inscriptions nous font encore connaître le Jaribol ou Jereah-Beal, Baal uni à la lune (Astarté) , l’Aglibol ou Égel-Baal, Baal adoré sous la forme d’un jeune taureau, etc. Sur les monumens figurés, on retrouve en effet Baal sous la forme d’un taureau et Aschera sous celle d’une vache. ”
Baron d’Eckstein, Revue des Deux Mondes
“ Toutes les créatures sont protégées par une égale tendresse. Le fils de Baal, au contraire, réclame la suprématie dans le monde terrestre et le monde céleste, au moyen des macérations qu’il s’impose. De l’excès de la pénitence, inspirée par le mépris le plus fanatique de la chair, il passe à la débauche la plus insensée, où cette même chair est idolâtrée. ”
Félix Robiou, Lectures historiques rédigées conformément au programme du 22 janvier 1890 pour la classe de sixième… (1893)
“ Sous le nom de Tanit, à Carthage, elle était dite face ou personne de Baal, et en Phénicie même, à Sidon, à une époque peu ancienne, on l'appelait Nom de Baal, c'est-à-dire exprimant sa nature et ses attributs. C'était donc un dédoublement de la Divinité suprême : idée bien enfantine, bien grossière assurément, mais fréquente dans les mythologies antiques, et qui laisse entrevoir comment s'est produit, en certains cas du moins, le passage de l'adoration d'un seul Dieu à celle de divinités diverses, par la personnification de ses attributs. ”
Grand dictionnaire national illustré d'histoire et de géographie… (1879)
“ Les Hébreux l'ont aussi adoré. Quelques savants ont pris Baal pour Saturne ou pour Jupiter; d'autres pour Bélus. premier roi d'Assyrie; d'autres, pour l'Hercule phénicien ou tyrien; les Grecs ont cru reconnaître dans Baal leur dieu Mars; mais l'opinion la mieux fondée est que Baal est un terme générique appliqué par excellence au souverain des dieux, et en particulier au soleil, cet astre-roi, l'objet principal du culte des Orientaux ; dans la cosmogonie des Phéniciens, c'est Baal-Khousor, qui brise l'œuf du monde en deux parties, dont une devient le ciel, Uranus, et l'autre la terre, Ghé ”
Marie-Joseph Lagrange,
Études sur les religions sémitiques…
(1905)
“ Un fait demeure dont l'évidence ne doit pas être atténuée. Admettons que le groupe sémite qui s'installe quelque part soit déjà pénétré de l'idée de la pluralité des dieux : il entend donner le nom de baal, non au maître universel, mais au démon, au djinn, à la divinité quelconque qui réside au lieu où il va s'établir. Le nom de baal indique du moins tout autre chose que l'animisme; ce n'est ni le rocher, ni la source, ni l'esprit du rocher ou de la source, mais le maître du lieu qu'il invoque, pour qu'il lui soit donné de prospérer et de jouir des biens du sol. ”
Pierre Larousse,
Fleurs historiques : clef des allusions aux faits et aux mots célèbres que l'on rencontre fréquemment dans les ouvrages des écrivains français…
(1913)
“ Cette idolâtrie excitait le juste courroux des prophètes, qui rivalisaient de zèle et d'indignation pour la flétrir. De là les expressions de culte de Baal, de prêtres de Baal, qui sont devenues synonymes d'idolâtrie et de serviteurs hypocrites de la divinité. Le nom de Baal, qui avait des temples chez les Juits au temps d'Atlialie, se retrouve fréquemment dans le chef-d'œuvre de Racine : D'adorateurs zélés à peine un petit nombre Ose des premiers temps nous retracer quelque ombre. Le reste pour son Dieu montre un oubli fatal. ”
Grand dictionnaire national illustré d'histoire et de géographie… (1879)
“ Baal, dans son acception la plus vulgaire, n'est donc qu'une manifestation secondaire de la divinité primitive; on retrouve les mêmes idées dans la théogonie de Brahma l'indien; les Moabites, les Madianites et autres peuples voisins de la Palestine, adoraient Baal-Phégor ou Péor, ainsi nommé à cause de la montagne où était le siège principal de son culte. ”
Alfred Driou, L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1873)
“ Baal, ou Hercule-soleil, ou Miihra des Perses, était en effet le premier des astres, le soleil, divinité des Chaldéens et des peuples de l'Asie centrale, qu'à raison de ce culte on confondit sous le nom de Sabéens. Baal signifie Seigneur. Les Israélites abandonnèrent souvent le vrai Dieu pour adorer cette fausse divinité sous forme d'idole. ”
Marie-Joseph Lagrange,
Études sur les religions sémitiques…
(1905)
“ On a soutenu (5) , il est vrai, que le Baal des cieux était une création récente — due à l'influence des Perses, — mais la mention du Baal des cieux dans le traité d'Asarhaddon et du roi de Tyr renverse cette théorie (6) . Chez les Araméens le mot baal a les mêmes sens de « seigneur » et d' « époux », quoique les exemples soient beaucoup plus rares. Baal est aussi le nom du dieu d'une ville, comme le Baal Kharran dans la petite inscription araméenne de Sendjirli où est représenté le symbole du croissant avec la lumière cendrée, le Baal de Tarse, et celui de Gaziura (7) . ”
La Sainte Bible selon la Vulgate… (1866)
“ Donnez des vêtements à tous les ministres de Baal ; et ils leur en donnèrent. 23. Et Jéhu, étant entré dans le temple de Baal avec Jonadab, fils de Réchab, dit aux adorateurs de Baal : Examinez s'il n'y aurait pas parmi vous quelque ministre du Seigneur, et si tous sont des adorateurs de Baal. 24. Ils entrèrent ensuite pour offrir leurs victimes et leurs holocaustes. Or Jéhu avait disposé quatre-vingts hommes hors du temple, et leur avait dit : S'il échappe un seul homme de ceux que je vous livrerai entre les mains, votre vie me répondra de la sienne. ”
Manuel classique à l'usage des jeunes personnes élevées chez les dames de la présentation de Marie… (1856)
“ En vain les prêtres de Baal invoquèrent-ils leur dieu, depuis le matin jusqu'à midi, personne ne leur répondit; ce qui donna occasion à Élie de leur dire: Criez plus haut, peut-être que votre dieu dort ou qu'il est à table. Ces prêtres, piqués de cette raillerie, redoublèrent leurs cris, et se firent des incisions par tout le corps, mais leur dieu fut toujours sourd. Élie, au contraire, n'eut pas plutôt fait sa prière, que le feu du ciel descendit sur l'holocauste et le consuma. Achab, frappé de ce prodige, fit tuer à l'instant tous les faux prophètes de Baal, que Jésabel protégeait. ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Bel ou Baal, à ce dernier degré d'élévation, était le dieu adoré dans le fameux temple de Babylone, où l'on conservait, au dire de Berose (voy. OMORKA) , les images et peut-être les ossements des animaux antédiluviens, et c'est avec raison qu'il était assimilé à Jupiter par les Grecs, à Jupiter le père de la vie, qui lui-même avait pour père, comme Bel, le Temps sans bornes, pour œil le Soleil et pour fille la Sagesse. Baal était un; tout s'absorbait en lui; tout découlait desa divine essence : le soleil et la lune, les étoiles et les planètes ”
Cornelis Petrus Tiele, Histoire comparée des anciennes religions de l'Égypte et des peuples sémitiques… (1882)
“ Tout ce qu'on a dit pour la démontrer se retourne contre elle. Ainsi, l'article qui précède toujours Baal dans l'Ancien Testament. Quand jamais rencontre-t-on le nom d'une divinité déterminée précédé de l'article? Où pourrait-on lice le Mérodach, le Nabou, le Yahveh? On estime impossible que Baal, dans l'Ancien Testament, exprime tantôt le Baal de Tyr, que les Grecs confondirent avec Héraklès, tantôt le dieu de la planète Saturne. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Les Rabbins disent que c’étoit une idole de Baal, qui avoit été placée là par les Egyptiens, pour observer les Israëlites, & les empêcher de sortir d’Egypte. צפה, d’où ils tirent צפון, qui signifie spéculer, observer ; de sorte que le nom de צפון, speculator, auroit été donné à Baal, comme celui de Stator à Jupiter, pour avoir arrêté une armée qui fuyoit. C’est une fable. Ce n’étoit pas là la route qu’il falloir tenir naturellement pour sortir d’Egypte. ”
Armand Trumet de Fontarce, Souvenirs d'Afrique. Algérie, Tunisie… (1896)
“ Le Baal adoré à Tyr, à Sidon, à Tarse, sur le Mont-Liban, sur le Mont-Phégor devient dans ce système Baal-Tsam, Baal-Sidon, Baal-Tars, BaalLebanon, Baal-Phégor. En Phénicie et à Carthage, on accolait souvent à ce nom plus général celui de la Déesse protectrice des pays phéniciens ; on disait Tanit-Baal, Tanit face de Baal. « Les Phéniciens aimaient encore à désigner par un autre mot leur principale divinité ; c'est le mot de Molok, ou Melek «Te Roi ». Ils faisaient même à ce dieu des sacrifices humains, notamment des sacrifices d'enfants. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Prophetes de Baal, (Critique sacrée.) c’est ainsi que l’Ecriture nomme les prêtres attachés à Baal, divinité que l’on croit être le soleil. Achab, roi d’Israël, établit dans ses états le culte de Baal, à la sollicitation de Jezabel qu’il avoit épousée. Il ne projettoit rien de considerable sans l’aveu de ces prêtres ; & c’étoit une coutume généralement répandue dans tout l’orient, de n’entreprendre aucune affaire importante, guerre ou alliance, sans avoir consulté les devins ; politique propre à tenir les peuples dans le respect, & à inspirer au soldat plus de courage. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Sa voix est rauque ; mais il se bat très-bien. Il rend ceux qui l’invoquent fins et rusés, et leur apprend le moyen d’être invisibles au besoin. Soixante-six légions lui obéissent. — Est-ce le même que Baal ? Bætiles, pierres que les anciens consultaient comme des oracles et qu’ils croyaient animées. ”
Marie-Joseph Lagrange,
Études sur les religions sémitiques…
(1905)
“ De plus les Arabes disent aussi terrain 'Athtari dans le même sens, c'est-à-dire terrain d"Athtar. Or 'Athtar est certainement une divinité du ciel, la planète Vénus. Le terrain de Baal ou arrosé par le Baal est donc tout terrain fécondé par la nature ou par le dieu de la nature, par opposition à celui que l'homme arrose par son industrie. ”
Albert de Bec, Henri V (le grand monarque), restaurateur du trône et des gloires de la France… (1871)
“ Avant la venue de ce grand Pape sur le trône de Pierre. (174) Baal représente les fausses divinités. Tous ceux qui abandonnent les commandements de Dieu pour suivre les entraînements de leurs passions et se livrer aux égarements de leur esprit, se font des dieux à leur fantaisie et tombent dans une idolâtrie véritable. Ceux qui n'ont point fléchi le genou devant Baal représentent donc les justes et tous ceux qui ont le coeur droit. (175) Babylone représente Paris. (Voir la prophétie d'Orval, nos 107 et suivants.) ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Liv. de R. VII, 3. Baal, ou Baalim au pluriel, & Astaroth marquent en général les Dieux & les Déesses des Païens. Saci, dans sa note sur cet endroit. Cependant le même Auteur a toujours évité d’employer le pluriel Baalim dans le texte de l’Ecriture, & il ne met jamais que le singulier Baal. Otez du milieu de vous les Dieux étrangers Baal & Astaroth. Mais ce n’est pas parler assez exactement ; car comme nous avons dit, il y avoit plusieurs Dieux de ce nom tous différens les uns des autres. D’ailleurs, pourquoi ne pas retenir Baalim, comme Astaroth, qui est au pluriel, aussi-bien que Baalim ? ”
Gustave Flaubert,
Salammbô
(1862)
“ Enfin le Baal arriva juste au milieu de la place. Ses pontifes, avec des treillages, disposèrent une enceinte pour écarter la multitude, et ils restèrent à ses pieds, autour de lui. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ C’est Philastrius qui a fait ce nom de baalite ; il dit aussi bélite, belita, parce qu’il croit que les baalites descendent de Bélus. Il dit que Belus est ou nom propre, ou nom qui fut donné à ce Prince pour sa valeur dans la guerre, à fortitudine belli. Il écrit baalites. Il dit qu’ils adoroient les idoles dans des cavernes souterraines, & il distingue encore une autre secte d’hérétiques parmi les Juifs qui adoroient l’idole Baal, ou le faux Prophète Balaam. Ce sont autant d’erreurs. ”
Alexandre Dumas,
Les compagnons de Jéhu
“ répondit l'homme d'Église du même ton vinaigré, était un roi d'Israël, sacré par Élisée, sous la condition de punir les crimes de la maison d'Achab et de Jézabel, et de mettre à mort tous les prêtres de Baal.— Monsieur labbé, répliqua en riant le jeune homme, je vous remercie de l'explication: je ne doute point qu'elle ne soit exacte et surtout très savante; seulement, je vous avoue qu'elle ne m'apprend pas grand-chose.— Comment, citoyen, dit l'habitué de la table d'hôte, vous ne comprenez pas que Jéhu, c'est Sa Majesté Louis XVIII, sacré sous la condition de punir les crimes de la Révolution et de mettre à mort les prêtres de Baal, c'est-à-dire tous ceux qui ont pris une part quelconque à cet abominable état de choses que, depuis sept ans, on appelle la République? ”
Sophie de Ségur,
Bible d'une grand'mère, par Mme la Ctesse de Ségur…
(1878)
“ Il dort peut-être ; il faut le réveiller. » Les prêtres se mirent donc à crier plus fort au point d'être enroués ; ils se firent des coupures et des piqûres aux bras et aux jambes pour attendrir Baal, et leur sang coulait partout ; mais Baal restait sourd et ne donnait aucun signe de vie. Alors Élie dit au peuple : « Venez avec moi ; apportez-moi douze pierres pour chacune des tribus d'Israël afin de construire un autel. » Quand les pierres furent assemblées pour former l'autel, Élie fit une rigole tout autour. Il posa le bois, mit dessus le bœuf coupé en morceaux ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Certains auteurs ont conclu que Péor, ayant, en hébreu, la même signification que l'éruption gazeuse appelée Crepitus par les Latins, la divinité moabite était identique au dieu Crepitus des Romains, qui probablement n'a jamais existé que dans l'imagination de Minutius Félix, qui nous l'a fait connaître, et c'est encore en partant de cette donnée ridicule que certains savants ont cru pouvoir avancer que le nom véritable de Baal-Péor était Baal-Rem (seigneur du tonnerre) , dont l'Hébreu, né malin, aurait fait un Baal venteux. ”
