Jules Soury,
Luther, Histoire de sa préparation exégétique
(1877)
“ Il se figure la mort comme un long sommeil pendant lequel nous servons de pâture aux vers de la terre. Au dernier jour, nous nous relèverons sans doute, forts et joyeux, semblables au voyageur qui a dormi toute la nuit et que réveille le souffle du matin. Au reste Luther ne s'est jamais beaucoup préoccupé de la vie d'outre-tombe, de l'immortalité de l'âme, et des questions de ce genre qu'on agite dans l'école. Rien ne resta plus étranger à son idéal moral. Il aima Dieu comme un fils aime son père, sans jamais imaginer qu'il pût y avoir rien au-delà de cet amour. ”
