Résumé

Victor Bérard De l'origine des cultes arcadiens… (1894)

Vainement, Hérodote nous dit que tout vint de la Phénicie et de l'Egypte. Nous savons ce qu'il faut penser du bon Hérodote : depuis vingt ans l'archéologie nous a fourni, chaque jour et dans tous les pays grecs, des preuves indiscutables de l'influence orientale et nous n'en sommes pas encore à traiter la Grèce comme une province orientale au même titre que la Carie, la Lycie, la Cilicie ou Chypre. Si dans notre géographie nous séparons l'Europe de l'Asie, nous séparons dans notre histoire ce que nous appelons l'histoire grecque de ce que nous appelons l'histoire ancienne.
Source : Gallica

Victor Bérard De l'origine des cultes arcadiens… (1894)

En arrivant en Grèce, les Hellènes ont trouvé une religion sémitique, aux dogmes aussi mystérieux que les temples eux-mêmes. Cachée au fond des sanctuaires, — on n'entre qu'une fois par an dans le temple d'Eurynomè, — la divinité n'était pas moins cachée sous un amas de symboles et de mythes. L'Hellène tira tout au grand jour, raisonna les dogmes et les légendes, pensa qu'un dieu ne mourait pas pour ressusciter, et qu'une déesse mère n'était pas en même temps une déesse vierge.
Source : Gallica

Victor Bérard De l'origine des cultes arcadiens… (1894)

De même qu'Hermès est né sur le Cyllène, pourquoi Héra ne serait-elle pas née à Argos, Athèna à Athènes, Asclépios à Epidaure, Dionysos en Béotie? pourquoi Poseidon n'aurait-il pas surgi pour la première fois à Trézène, Corinthe ou Athènes, Déméter à Eleusis, Apollon à Delphes? Aux yeux des philologues, Hermès est le plus authentiquement aryen de tous les dieux grecs : il n'est que le Sarameyas hindou. Si donc l'on rejette l'hypothèse des philologues pour ce dieu, on peut la rejeter aussi pour tous les autres.
Source : Gallica

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