Philippe Berger

Résumé

Philippe Berger Revue des Deux Mondes

La Vénus orientale, c’est la déesse féconde qui tient ses seins dans ses deux mains et découvre sa nudité. C’est sur les côtes de la Grèce que le mythe de Vénus sortant de l’œuf du monde a donné naissance à la gracieuse légende de Vénus naissant de l’écume des flots. C’est là que les bras de la déesse se sont détachés de son corps pour tordre sa blonde chevelure et qu’elle a reçu le nom d’Aphrodite ; mais le nom même d’Aphrodite n’est, comme celui d’Amphitrite, qu’une altération du nom d’Astoret, devenu Aphtoret, et traité de deux façons différentes par l’imagination créatrice des Grecs.
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Philippe Berger Revue des Deux Mondes

« le sec ne se mêle pas au sec, » dit le Vendidad. Le grand purificateur, c’est le feu. Seulement, par l’exagération d’un sentiment mystique, au lieu de l’employer à détruire le foyer de corruption, le Persan ne songe qu’à l’en écarter, et, perdu dans la contemplation de la flamme du feu sacré, il veille avec angoisse à sa pureté.
Toute la religion de l’Avesta est faite de ce mélange de préoccupations hygiéniques et de mysticisme ; derrière les phénomènes naturels, le Mazdéen voit partout des êtres surnaturels, et il érige nos microbes en daêvas.
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Philippe Berger Revue des Deux Mondes

Le dieu est représenté le plus souvent sous une forme rudimentaire et grossière : un cône, une pyramide, une pierre qui se dresse en l’air, un hermès, c’est-à-dire une pierre qui est un dieu. Il ne faut donc pas s’attendre à trouver sur les hauts lieux le temple à la façon des Grecs et des Romains. Un espace consacré, à ciel ouvert, avec une arche contenant l’image de la divinité, parfois recouverte d’une tente, et, par devant, un autel et quelques symboles sacrés qui participent de la divinité du dieu, voilà tout l’appareil du culte.
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