Résumé

Conférences faites au Musée Guimet… (1909)

Le noyau de la propriété sacrée, c'est le lieu où, en vertu des traditions primitives, le dieu est adoré, c'est le fétiche où des peuplades barbares encore ont cru d'abord la divinité enfermée, arbre, pierre, source, ou tout autre objet matériel, accident ou produit du sol; c'est l'enceinte dans laquelle l'objet du culte a, de bonne heure, été enclos, pour être soustrait aux contacts profanes; c'est l'image par laquelle il est figuré ou l'autel sur lequel il est adoré; plus tard le temple qu'on donne pour maison à l'être divin, conçu sur le modèle de l'homme.
Source : Gallica

Conférences faites au Musée Guimet… (1909)

De pareils sentiments sont communs à tous les peuples; aussi, pour là première fois peut-être dans l'histoire du monde, voyons-nous un roi faire appel à des étrangers, Sémites et Nubiens, pour adorer, aux côtés de son propre peuple, Aton, bienfaiteur universel. Pour la première fois la religion est conçue comme un lien qui réunit des hommes de race, de langue, de couleur différentes. Le dieu de Khounaton ne distingue pas les Egyptiens et les Barbares : tous les hommes sont au même degré ses fils et doivent se considérer comme frères.
Source : Gallica

Conférences faites au Musée Guimet… (1909)

AMÉNOPHIS IV 253
De même que dans les temps modernes, ce retour aux formes simples de la religion s'est accompagné d'un renouveau de l'art et d'un retour aux traditions d'observation sincère et réaliste de la nature. Au fur et à mesure que s'était développée la puissance des prêtres d'Amon, les artistes thébains, chargés de décorer les temples ou de faire les statues des dieux et des rois, s'étaient haussés eux aussi jusqu'à l'emploi d'un style à la fois classique, artificiel et conventionnel, mais d'une majesté et d'une froideur convenables à la majesté et à l'autorité d'Amon.
Source : Gallica

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