Résumé

Jean-Christian-Marc Boudin Études anthropologiques : considérations sur le culte et les pratiques religieuses de divers peuples anciens et modernes… (1864)

Les historiens modernes se sont étrangement trompés, selon nous, en s'obstinant à ne voir, dans le Priape de l'antiquité et dans le Lingam de l'Inde, qu'un symbole de la génération. L'homme n'adore pas des symboks, et presque tous les peuples ont adoré Priape; des milliers de vierges ont sacrifié à Priape et au Lingam ce qu'elles avaient de plus précieux, et de tels sacrifices ne se font assurément pas à des symboks. Autant vaudrait-il transformer en symboles les actes les plus obscènes actes dont le culte du phallus n'est en définitive que la consécration religieuse.
Source : Gallica

Jean-Christian-Marc Boudin Études anthropologiques : considérations sur le culte et les pratiques religieuses de divers peuples anciens et modernes… (1864)

La religion fait tellement partie des besoins de l'homme, que, plutôt que de s'en passer, on le voit, comme au Boutan, se dégrader jusqu'à adorer et à manger les excréments du grand lama, et jusqu'à se livrer aux orgies et à toutes les obscénités du culte phallique (3) .
En résumé, la religion, en élevant l'homme à la civilisation ou en le vouant à la barbarie, étant, en définitive, la plus haute expression de ses aspirations intellectuelles et morales, son étude constitue, de toute évidence, une des branches les plus importantes de l'anthropologie (4) .
Source : Gallica

Jean-Christian-Marc Boudin Études anthropologiques : considérations sur le culte et les pratiques religieuses de divers peuples anciens et modernes… (1864)

En second lieu, quand on compare le sacrifice tout isolé d'Halti avec les hécatombes de victimes humaines du Dahomey, mais dont la population, de même race à la vérité que celle d'Haïti, professe officiellement par contre le culte du serpent, comment ne pas reconnattre aussi que c'est la religion qui engendre les moeurs et la civilisation des peuples, loin d'être produite par ces dernières, comme on le croit et comme on nous le répète chaque jour? En d'autres termes, la religion d'un peuple est cause, non effet de sa civilisation ou de sa barbarie.
Source : Gallica

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