Raoul Vèze, Le Baiser en Grèce (1908)
“ Les courtisanes sacrées de Corinthe.Les Grecs se flattaient d’avoir embelli les graves allégories des Egyptiens ; alors que ces derniers, traitant les Grecs d’enfants, leur reprochaient de les avoir dégradées. L’Isis d’Egypte était l’emblème sacré de la nature, la Vénus de Grèce n’était qu’une courtisane. La religion grecque tendait en effet à faire de l’homme un être aimable, plein de grâces et de courage, en rassemblant autour de lui tous les plaisirs dont il est avide. Ainsi avait-elle divinisé l’amour, le baiser, source de vie, source de voluptés. ”
