Abel-François Villemain,
Cours de littérature française…
(1828-1838)
“ Les ruses et les plaisanteries des esclaves, les séductions folâtres des courtisanes, l'avarice et la duperie des pères, tout cela n'aurait pas défrayé le théâtre de Ménandre, et suffi à ce génie d'éloquence qu'on admirait en lui. A voir les titres ou quelques vers épars des comédies de Ménandre, on ne peut douter que son drame ne rassemblât toutes les couleurs de la destinée humaine, et n'offrît souvent des teintes de tristesse. N'est-ce pas dans une de ses comédies qu'on trouvait cette maxime touchante et chrétienne ? Celui que les dieux aiment meurt jeune. ”
