Hippolyte Durand

Élements biographiques

Hippolyte Durand Commentaire de la loi du 13 décembre 1848 sur la contrainte par corps et du tarif du 24 mars 1849… (1850)

Voilà ce qu'on appelle protéger le commerce ! Voilà comment on a organisé la contrainte par corps, dans l'intérêt du commerce ! Y a-t-il rien de plus inconséquent?
Non-seulement c'est inconséquent, contradictoire, mais c'est déshonorant. Cette contrainte par corps, qui n'est pas utile au commerce, elle le déshonore. Le principe sur lequel repose la contrainte par corps, c'est que le débiteur est présumé de mauvaise foi, c'est qu'il peut payer et qu'il ne le veut pas; c'est une sorte de torture, comme on vient de le dire, qu'on lui inflige dans la prison pour le forcer à se libérer.
Source : Gallica

Hippolyte Durand Le Danube allemand et l'Allemagne du Sud… (1863)

Au lieu que la poésie nous fait attacher sur nos semblables et sur nous des yeux plus courroucés ou plus attendris, la musique nous arrache au commerce des hommes, elle nous arrache à nous-mêmes. Elle laisse flotter l'âme dans une région imaginaire; elle la plonge, captive et ravie, dans la langueur des rêves. Ne craignez rien d'un peuple de dilettantes, de qui l'être et la vie sont uniquement suspendus aux flancs d'un violon, aux lèvres d'une cantatrice, jusqu'au jour où le poëte, se glissant parmi eux, dictera d'ardentes paroles, et jettera dans les coeurs la flamme des patriotiques désirs.
Source : Gallica

Hippolyte Durand Le livre des enfants et des mères (1888)

En général, le sombre génie d'Eschyle est plus frappé des misères de l'enfance que de ses grâces poétiques et naïves. Il n'en parle que pour la plaindre. Créature faible, impuissante et dépendante, il ne voit guère que cela en elle. « Etre débile et sans raison, un enfant est comme le petit des animaux ; il faut le nourrir, deviner ses besoins. L'enfant au berceau ne sait rien dire ; il a faim, il a soif, ses langes sont mouillés, car ventre d'enfant n'a pas de loi. Et alors il faut laver, blanchir. Blanchisseuse et nourrice, autant dire que c'est la même chose. »
Source : Gallica

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