Hippolyte Durand, Commentaire de la loi du 13 décembre 1848 sur la contrainte par corps et du tarif du 24 mars 1849… (1850)
“ Voilà ce qu'on appelle protéger le commerce ! Voilà comment on a organisé la contrainte par corps, dans l'intérêt du commerce ! Y a-t-il rien de plus inconséquent? Non-seulement c'est inconséquent, contradictoire, mais c'est déshonorant. Cette contrainte par corps, qui n'est pas utile au commerce, elle le déshonore. Le principe sur lequel repose la contrainte par corps, c'est que le débiteur est présumé de mauvaise foi, c'est qu'il peut payer et qu'il ne le veut pas; c'est une sorte de torture, comme on vient de le dire, qu'on lui inflige dans la prison pour le forcer à se libérer. ”
