Résumé

L.-J. Claveau De la réforme des lois concernant la contrainte par corps en matière de commerce… (1820)

Avant de vous parler, Monsieur, de notre ancienne législation sur la contrainte par corps, en matière de commerce, je vais vous dire quels étaient chez les Romains, les usages contre les débiteurs.
Vous savez que si aucun peuple n'a aussi glorieusement signalé son amour de la liberté publique , aucun n'a montré moins de respect pour la liberté individuelle, et n'a été aussi - jaloux de maintenir la servitude. Dans le temps où il n'était point encore civilisé, les débiteurs
romains étaient traités avec encore plus de rigueur que les esclaves.
Source : Gallica

L.-J. Claveau De la réforme des lois concernant la contrainte par corps en matière de commerce… (1820)

L'homme arrêté pour dettes est remis en liberté en offrant pour caution personnelle un citoyen respectable qui s'engage à le représenter quand il en sera requis.
Les tribunaux sont, non-seulement juges de la dette, mais de la moralité des parties.
L'exercice de la contrainte sur la personne du débiteur, en quelque pays qu'il soit arrêté et détenu , exclut toute action sur ses biens.
Source : Gallica

L.-J. Claveau De la réforme des lois concernant la contrainte par corps en matière de commerce… (1820)

Ailleurs qu'en France, et notamment en Angleterre, le domicile est inviolable; c'est le lieu de sûreté, le temple de chaque famille, de chaque individu non prévenu de délit ou de crime. Comme la contrainte pour dettes ne tend qu'à s'assurer de la présence du débiteur, et non à mu leter sa personne , quand de sa propre volonté il se consigne
chez lui, non-seulement il remplit le vœu de la loi, mais il se conserve ainsi à ses créanciers et à sa famille, à laquelle il peut au moins continuer d'offrir, avec ses soins , le tribut de son travail.
Source : Gallica

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