Résumé

Alphonse Tronchin L'art de se faire payer de ses débiteurs (1844)

Mais que de banqueroutes frauduleuses se trouvent transformées en faillite, grâce à l'habileté des débiteurs qui savent les préparer de longue main ; grâce à la faiblesse des créanciers, à l'indulgence coupable des syndics, à l'ignorance des commissaires !
Il faut convenir que, sous ce rapport, il se passe des choses bien plus merveilleuses encore aux États-Unis qu'en France. On y mesure l'importance de la fortune
d'un négociant sur le nombre des faillites qu'il a faites.
Source : Gallica

Alphonse Tronchin L'art de se faire payer de ses débiteurs (1844)

La quintessence de l'art est d'être à propos, dans
l'emploi des divers moyens de recette, le Bonaparte des créanciers, d'en être à propos le Fabius Cunctator, ou plutôt le Wellington, puisque la jeune France est fatiguée de puiser ses exemples dans l'histoire romaine.
C'est surtout dans les dettes civiles que vous aurez occasion d'en être le Bonaparte ; c'est surtout dans les dettes commerciales que vous aurez occasion d'en être le Wellington.
Source : Gallica

Alphonse Tronchin L'art de se faire payer de ses débiteurs (1844)

Mais c'est plus encore votre mauvaise humeur que vos illusions que vous avez à combattre.
Rien n'est plus contraire à notre fortune que notre humeur, dit un moraliste. La mauvaise humeur des créanciers rentre dans le domaine de cette maxime.
Pour le plaisir d'humilier vos débiteurs, vous exposez à l'encan, et à vos frais, jusqu'aux portraits de leurs grands oncles et de leurs grand'tantes.
Vous payez les frais de leur arrestation et de leur détention uniquement pour le plaisir de les tenir en prison.
Source : Gallica

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