J.-J.-Désiré Lepargneux

Résumé

J.-J.-Désiré Lepargneux De la contrainte par corps et de ses effets (1853)

Aujourd'hui, enfin, que la France se trouve placée sous l'égide d'un pouvoir jeune et vigoureux, qui ne craint pas d'attaquer en face les vieux préjugés et les lois stériles, pour les remplacer par des mesures rationnelles et fécondes; qui protège, par ses actes et par son esprit l'intéressante classe des travailleurs, et tend à extirper du cœur des masses les derniers instincts révolutionnaires, nous exprimons le vœu qu'un projet de loi, prochainement élaboré, vienne faire, en toute matière, de la contrainte par corps la base de notre droit commun.
Source : Gallica

J.-J.-Désiré Lepargneux De la contrainte par corps et de ses effets (1853)

Dieu ne l'a pas créé assez parfait pour qu'il puisse se diriger par ses seuls instincts, apprécier et respec'er de lui même les limites du droit d'autrui, qui parfois l'offusquent où le blessent : il est nécessaire, en un mot, pour qu'il jouisse en sûreté d'une partie de ses droits et de ses biens, qu'il sache abdiquer l'autre, dans l'intérêt collectif de la société.
Les adversaires que je combats ont eux-mêmes proclamé la nécessité de la contrainte par corps, en matière pénale, commerciale, et aussi, dans certaines circonstances, en matière civile
Source : Gallica

J.-J.-Désiré Lepargneux De la contrainte par corps et de ses effets (1853)

Les raisons majeures qui portent à sacrifier la liberté d'un individu à l'aisance de tous et qui, en matière commerciale, rendraient légitime ce moyen de co-action, ne se rencontrent pas, suivant lui, dans les cas civils où n'existe aucun enchaînement, où chaque contrat de débiteur à créancier, au lieu de s'étendre à une série d'iniérêts, demeure un fait isolé, sans ramifications et sans contrecoups : il objecte enfin qu'on doit considérer la liberté d'un citoyen comme plus respectable que l'aisance d'un autre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature