Résumé

Jean-Baptiste Voidel De l'Impôt et du crédit. De l'établissement d'un crédit public pour arriver à la répartition de l'impôt proportionnellement à la fortune et aux facultés des citoyens… (1851)

Sous quelque forme de gouvernement que la société soit placée, on peut et l'on doit recommander la vertu, y inviter par les exemples que l'humanité fournit à toutes les époques ; mais on ne peut la prescrire, l'ordonner, parce qu'on ne peut commander à personne de faire au-delà de ce qu'il doit : ce que l'on peut, ce que l'on doit commander, c'est l'honnêteté, le respect du droit d'autrui, l'ordre en toutes choses ; les lois qui méritent ce nom n'ont pas d'autre but. On peut ordonner la liberté, l'égalité : on ne pourra jamais que recommander la fraternité.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Voidel De l'Impôt et du crédit. De l'établissement d'un crédit public pour arriver à la répartition de l'impôt proportionnellement à la fortune et aux facultés des citoyens… (1851)

Le Gouvernement n'est que l'administration de l'État, absolument comme la gérance de toute société. Il n'a d'action légitime et n'est institué que pour assurer, par l'exécution des lois, la garantie des droits de chacun qui consacre la liberté de tous.
La Liberté, c'est le plein et entier usage de toutes nos facultés, en tout ce qui ne porte pas atteinte au droit égal d'autrui. C'est pour les autres le respect qu'on veut pour soi.
L'Egalité, c'est la soumission aux mêmes devoirs et la garantie des mêmes droits.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Voidel De l'Impôt et du crédit. De l'établissement d'un crédit public pour arriver à la répartition de l'impôt proportionnellement à la fortune et aux facultés des citoyens… (1851)

Le besoin le plus impérieux c'est de vivre; pour vivre, de travailler; pour travailler, que le travail soit demandé; et, pour la demande, le moyen de payer, c'est-àdire, un capital acquis, une propriété. Sans propriété, point de travail.
Pour assurer la liberté et l'égalité, qui ne sont autre chose que l'ordre bien compris dans les relations des hommes entre eux, pour garantir la propriété; il faut une administration : pour pourvoir enfin à tous les besoins généraux de la société ; il faut un fonds commun auquel chacun contribue proportionnellement à ses moyens.
Source : Gallica

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