Résumé

Quelques idées politiques d'un Gascon… (1848)

Comme l'ouvrier des villes, celui des campagnes est, lui aussi, producteur. Ses produits sont les plus nécessaires, les plus indispensables, et il est oublié. Que ces grands organisateurs le sachent bien, c'est l'oubli dans lequel est tombé le sort de l'agriculture qui enlève tant de bras au sol ; l'abandon le plus complet semble étouffer l'agriculture et la laisser dans un arriéré auquel on doit l'arracher au plus tôt. Le mal est grand, il grandit tous les jours, et si l'on n'y songe, il deviendra incurable.
Source : Gallica

Quelques idées politiques d'un Gascon… (1848)

La République a mille moyens à sa disposition, si non pour le rendre heureux, du moins pour lui donner abondamment ce pain qui lui coûte tant de sueurs et qui peut le nourrir à peine. Des terres incultes, des landes à défricher, des marais à dessécher peuvent donner du travail à des milliers de bras; non pas de ce travail inutile qui ne peut que convier à la paresse ceux qui y sont préposés, mais de ce travail productif qui augmenterait la richesse de la France dans des proportions considérables.
Source : Gallica

Quelques idées politiques d'un Gascon… (1848)

Pourquoi l'ouvrier ne pourraitril jouir des mêmes droits?
Que l'on établisse une caisse de retraite pour tous les travailleurs ; qu'il soit fait une retenue mensuelle sur le salaire des ouvriers, quels qu'ils soient, et qu'avec les produits de cette caisse tout travailleur puisse être assuré de vivre, lui aussi, dans le repos, alors que l'âge et les infirmités lui interdiront le travail ; c'est une mesure de haute justice, et à laquelle il faut le redire, tout travailleur a des droits:
Après la nourriture, l'éducation est le premier besoin de l'homme.
Source : Gallica

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