Résumé

Amédée Gratiot Organisez le travail, ne le désorganisez pas… (1848)

S'il est quelqu'un aujourd'hui à qui l'on doive la vérité, s'il est quelqu'un qui soit digne de l'entendre, c'est le peuple.
Toutes les grandes idées sont sorties du peuple, toutes les grandes choses se sont accomplies par le peuple.
Que dépeuple comprenne qu'il a la France à sauver, et qu'il n'a qu'un jour peut-être pour la sauver.
L'argent disparaît, les ateliers se ferment, les étrangers fuient, le travail cesse, le crédit meurt, la banqueroute frappe à nos portes...
Eh! bien, tout, crédit, argent, travail, commerce, industrie, fortune publique, tout peut renaître demain...
Source : Gallica

Amédée Gratiot Organisez le travail, ne le désorganisez pas… (1848)

Vous croyez peut-être avoir organisé le travail, parce que vous avez réduit, par ce décret, la durée du travail à dix heures pour Paris, à onze heures pour la province? Et c'est cela que vous appelez la liberté ! Mais, le peuple, de quoi se compose-t-il donc ? Faut-il donc forcément porter une blouse, pour être du peuple ? Le peuple, c'est moi, c'est vous, c'est tout le inonde. C'est l'ouvrier, mais c'est aussi le chef d'industrie. Eh ! bien, vous n'avez pas même daigné consulter, avant de rédiger votre décret superbe, les chefs d'industrie, qui sont le peuple et qui le font vivre.
Source : Gallica

Amédée Gratiot Organisez le travail, ne le désorganisez pas… (1848)

Quand l'inégalité résulte d'un usage, d'une habitude, d'un besoin, souvent d'un climat; quand elle est librement consentie par tout le monde, cette inégalité ne blesse personne. Quand c'est la loi qui impose cette inégalité, surtout quand cette loi sort des flancs d'une République qui n'a pas deux mois, l'inégalité est une injustice révoltante.
Il y a des industries dangereuses dont le travail ne devrait durer que sept heures; il y en a dont le
travail est si commode, si doux, si peu fatiguant, qu'il n'y a nul inconvénient à le prolonger pendant douze heures.
Source : Gallica

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