Jean-Baptiste Dureau

Résumé

Jean-Baptiste Dureau Discours sur l'organisation du travail… (1848)

Oui, les défenseurs du peuple sont d'autant plus forts qu'ils le touchent davantage.
Ceux-là seuls qui se sont faits peuple dans leur esprit et leurs espérances, ceux-là seuls triompheront, ou périront avec lui. Le peuple a fait la Révolution, c'est à lui à en semer partout l'esprit et les germes ; germes puissants qui féconderont l'humanité et feront de la France l'oasis de la Liberté. Le peuple, dis-je, a fait la Révolution et crée la République, vierge armée et frémissante.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Dureau Discours sur l'organisation du travail… (1848)

L'avénement
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de la République, c'est l'avènement des producteurs ; et la force n'est plus à craindre, aujourd'hui qu'elle est intelligente et est tout entière dans les sciences, les lettres, les arts et l'industrie.
La force a passé des mains des guerriers dans les nôtres. Le droit s'est incarné dans nos coeurs. Notre esprit se retrempe chaque jour dans le feu éternel de l'espérance et du progrès. L'avenir est à nous. Formons donc un seul faisceau, pour défendre, maintenir et perpétuer la République; car la République, c'est la France entière dans l'âme de tous ses citoyens.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Dureau Discours sur l'organisation du travail… (1848)

La France compte autant de districts industriels qu'elle compte de départements ; et chaque département a autant d'intérêts opposés qu'il a de manufactures, de fabriques, d'ateliers. J'ajoute les intérêts du commerce, qui se combattent partout où ils se rencontrent. Ainsi, le champ de la production n'est qu'une arène de gladiateurs. Je demande si la République peut tolérer plus longtemps ce combat sacrilége ? Je demande si un peuple qui proclame la fraternité, peut laisser subsister davantage le principe de la concurrence, son ennemi, son antipode, sa négation?
Source : Gallica

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