Résumé

F.-J. Cruzel Quelques considérations sur la question politique du moment… (1848)

Mille clubs, à la parole ardente, à l'agitation fiévreuse, évoquent, dans toute l'étendue de la République, toutes les passions, toutes les idées, qui, si nous n'étions pas mûrs pour la liberté que nous nous sommes faite, n'auraient
pas laissé vestige d'organisation sociale. Là, s'élaborent les institutions de l'égalité; là, fermente, sans déborder, le gouvernement de l'avenir, et, si les intérêts ont souci, si le peuple souffre, si le travail tombe, c'est que le capital, conspirateur ou timide jusqu'à la lâcheté, se cache et fait défaut à la civilisation qui demande à marcher.
Source : Gallica

F.-J. Cruzel Quelques considérations sur la question politique du moment… (1848)

Il n'en était pas ainsi : les destinées de la France, de l'humanité, ne pouvaient plus être confiées à la politique des faux-semblants qui, par sa timidité, a donné occasion de naître à la république ; elles ne pouvaient pas non plus être confiées à l'autre politique de transition qui, plus avancée, n'en était pas moins en arrière. Le temps n'est plus où le peuple se laissera prendre aux pièges de la duplicité et de l'intrigue.
Source : Gallica

F.-J. Cruzel Quelques considérations sur la question politique du moment… (1848)

La république triomphe; vive la république ! Les hommes de faveur vont faire place à d'autres hommes. Voilà des places à remplir, des honneurs à donner, de nouvelles fortunes à élever. Pourquoi ne partagerais-je pas les dépouilles de ceux qui s'en vont, pourquoi ne profiterais-je pas d'une circonstance favorable à toutes les ambitions, sauf à payer ma dette de reconnaissance à la liberté en l'étouffant dans mes bras ? car, une fois parvenu au but, l'important sera de s'y maintenir, et, il faut l'avouer, la liberté est une bien grande source de dangers pour ceux qui possèdent.
Source : Gallica

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