Résumé

Eugène Ferrieux La Contre-révolution, avis aux aristocrates de toutes les opinions… (1848)

La base principale d'un gouvernement nouveau c'est l'argent, sa première assise c'est le bon état des finances et la prospérité du commerce ; deux conditions qui se commandent l'une l'autre, et dont la seconde ne peut guère exister sans la première.
Considérons toutefois que l'interruption du cours d'argent, que la baisse des affaires commerciales est presque une nécessité dans ces sortes de bouleversements ; chacun est dans une espèce de défiance, et ce n'est pas la première fois que ce malheur a pesé sur notre patrie.
Source : Gallica

Eugène Ferrieux La Contre-révolution, avis aux aristocrates de toutes les opinions… (1848)

Chose étrange ! ceux qui, hier encore, étaient les élus d'un gouvernement corrompu se disaient l'élite du peuple français ; ils s'imaginaient faire à eux seuls la force morale et le nerf de la nation : ils en sont aujourd'hui les plus mauvais citoyens ! eux qui croyaient impossible le réveil du peuple ouvrier, cette race ardente et forte, ils se sont vus tout à coup brisés par lui et mis à son niveau : ils avaient refusé de croire à son égalité et ils ne veulent point croire à sa noblesse !
Source : Gallica

Eugène Ferrieux La Contre-révolution, avis aux aristocrates de toutes les opinions… (1848)

Voilà ce que nous voulions au 24 février, et ce qui nous sera maintenu par la sagesse de la République.
Je sais bien que ce régime d'égalité ne plaît pas à tout le monde, que l'intrigue et l'ambition trouvent mieux leur compte sous un gouvernement arbitraire où la corruption a toujours à gagner, où les habiles, après être parvenus au sommet des honneurs, abaissent sur le peuple un oeil de mépris du haut du mât de cocagne où ils sont arrivés en se servant de l'infamie pour échelons. Mais devant l'intérêt général, point de prétentions particulières : elles sont toujours odieuses au
18 pays.
Source : Gallica

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