Titre nobiliaire

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Revue des Deux Mondes

On vit, par exemple, dans diverses familles titrées, tous les fils prendre la qualification nobiliaire de leur père, et du vivant même de celui-ci. Dans telle famille, le fils d’un comte s’intitulait vicomte ; dans telle autre, il s’appelait simplement baron. D’après les règles de l’ordonnance de 1817, le second fils d’un baron ou le troisième fils d’un vicomte n’aurait dû, du vivant de son père, porter aucun titre nobiliaire, la hiérarchie consacrée par cette ordonnance s’arrêtant à la qualification de chevalier.
Source : Wikisource

Léon Sandon Le chemin de la liberté (1868)

Qu'est-ce donc que la noblesse aujourd'hui? Pourquoi le fils d'un comte est-il comte, quand le fils d'un ministre n'est pas ministre, quand le fils d'un général n'est pas général ? pourquoi, quand presque tous les hommes qui se sont illustrés dans les lettres, les arts, l'industrie, la politique, la guerre, n'ont voulu aucun titre nobiliaire et laissent tout simplement leur nom à leurs enfants, quelquesuns prendraient-ils des qualifications héréditaires?
Source : Gallica

Jules Rostaing Manuel de la politesse des usages du monde et du savoir-vivre

Néanmoins il faut savoir gré au gouvernement d'avoir retenu quelques formules de l'ancien protocole, quelques-uns des égards de la vieille courtoisie française.
Lors donc que vous écrirez à une personne qui a un titre nobiliaire, n'oubliez pas de le mentionner dans votre lettre: «Monsieur le duc, Monsieur le comte, etc.»
Pour les personnages de très haute dignité, il était d'usage en France, et il l'est encore à l'étranger, de substituer à la seconde personne Vous, une périphrase, comme par exemple: «J'ai obéi aux ordres que «Votre Eminence, que Votre Excellence» m'a donnés».
Source : Gutenberg

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