Résumé

Louis Vian La Particule nobiliaire suivie des Armoiries de Paris…

La défense s'étend à ceux qui ajoutent à leur nom une particule, dans le dessein de l'anoblir davantage.
Ils tombent dans l'erreur de croire qu'il n'y a point de noms anciens qui ne soient devancés d'une particule. Mais ils pourraient se représenter qu'il y en a un grand nombre. Les véritables gentilshommes ne cherchent point ces vains ornements; ils s'offensent même quand on leur attribue, et ils ne peuvent souffrir qu'à regret qu'on leur impose une fausse couleur qui, au lieu de donner de l'éclat à leurs familles, en ternit en quelque façon l'ancienneté.
Source : Gallica

Louis Vian La Particule nobiliaire suivie des Armoiries de Paris…

Particule !
Ce que l'homme aime le plus après le pouvoir, c'est sa patrie. Donc, comme l'affranchissement d'une commune entraînait celui des habitants, les bourgeois en prirent le nom : Jean de Paris, Vincent de Beauvais.
Particule !
Les écrivains, dès les temps les plus reculés, demandèrent leur nom à leur pays natal : Guillaume de Champeaux, Christine de Pisan. Particule !
L'habitude est ancienne, parmi les ouvriers que l'amour du gain décide à quitter le lieu de leur naissance, d'en emporter le nom : Hugues de Limousin, Blaise d'Auvergne. Particule !
Source : Gallica

Louis Vian La Particule nobiliaire suivie des Armoiries de Paris…

En 1793, un paysan et son maître s'appelaient du même nom de lieu, précédé de la particule, parce que l'un en était originaire et l'autre seigneur. Le sophiste, chargé alors de l'état civil, obligea le noble à la quitter et la laissa au vilain, sous prétexte que celle-ci n'indiquait que la naissance, tandis que celle-là rappelait la féodalité. En sorte qu'aujourd'hui certains de prouvent la roture.
Non, tous les articles ne sont pas nobiliaires. Cependant ne suffit-il pas que la plupart le soient pour faire croire qu'ils le sont tous.
Source : Gallica

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