Rectification

Définition et enjeux

Louis Josserand,  Cours de droit civil positif français… (1938)

“ Les jugements, et, plus généralement, les décisions judiciaires, n'ont d'effet qu'à l'égard des personnes qui ont été parties à l'instance; ils ne profitent ni ne nuisent aux tiers (art. 1351) .
Ce principe est applicable aux jugements rectificatifs de l'état civil (art. 100) , en sorte que la rectification n'existe qu'au regard des personnes qui ont été liées à la procédure; vis-à-vis de tous autres, l'acte subsiste tel qu'auparavant; la rédaction primitive conserve donc, malgré la rectification intervenue, une valeur de principe
”
Source : Gallica

Léobon Valéry Léon Jupile Larombière,  Théorie et pratique des obligations… (1857)

“ Quelle que soit l'autorité de la chose jugée, et quelque obstacle qu'elle apporte à ce qu'on remette en controverse les points qui ont été décidés par un premier jugement passé en force de chose jugée, cependant, les simples erreurs de calcul, dont les moyens de rectification se trouvent, dans le jugement même qui les contient, peuvent toujours être réparées. ”
Source : Gallica

Gabriel Debacq,  De l'action du ministère public en matière civile… (1867)

“ Le chapitre vi de la rectification des actes de l'état civil complète la loi. Cette rectification, que des erreurs,
des négligences, quelquefois même des délits, peuvent rendre nécessaires, ne dépendra jamais de ceux qui dressent les actes, ni de ceux qui les conservent. Ce qui est écrit est écrit. Il ne leur est pas permis de toucher au dépôt qui leur est confié. Les tribunaux seuls, en grande connaissance de cause, à la réquisition des parties, après avoir appelé tous ceux qui y ont intérêt, et entendu le commissaire du gouvernement pour l'intérêt public, peuvent ordonner la rectification.
”
Source : Gallica

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