Fortuné Roustan

Élements biographiques

Fortuné Roustan,  L'anti-Labiénus : plus de lois de la sûreté générale… (1865)

“ C'est l'ange que la Providence Destinait à notre Empereur ; Qu'elle règne donc sur la France, Qu'elle en assure le bonheur!
Oui, la France avec lui l'admire Comme un chef-d'oeuvre de beauté; Sa vue excite le délire, Son air annonce la bonté.
Elle aussi douce qu'un ange, Pure comme le coeur pieux; Et cette destinée étrange Ne fait pas un seul envieux.
Ah ! c'est que par sa modestie Et par sa touchante pâleur, Elle plaisait, anéantie Devant Dieu, notre seul Sauveur.
Partout l'opinion publique Affirme que le choix est bon ; C'est de l'Espagne catholique Le plus illustre rejeton.
”
Source : Gallica

Fortuné Roustan,  De la séquestration arbitraire dans les maisons de santé… (1870)

“ Je défie M. le docteur de prouver cette excitation ou de la définir convenablement.
Je lui ai parlé plus d'une fois avec fermeté, lui disant même que, s'il ne dénonçait pas au procureur de la République l'homicide et les mauvais traitements commis sur des malades, je le ferais casser. Je-prononçais ces mots, non pas avec colère, mais d'une manière ferme et avec autorité, comme si je parlais au nom de Dieu, auteur de toute justice, et protecteur spécial des pauvres, des malades et des opprimés.
Mais une excitation de cette nature n'est certainement pas de l'aliénation mentale.
”
Source : Gallica

Fortuné Roustan,  Troisième mémoire présenté à M. le président et à MM. les juges du Tribunal correctionnel de… (1877)

“ TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE VERSAILLES
Les souffrances d'un Prévenu Bonapartiste soumis à un dur régime cellulaire.
Mon grabat est comme un cercueil (1) . Par mes larmes, par ma souffrance, Mon Dieu, rendez-moi l'innocence, L'innocence et son noble orgueil (2)
Lit, traversin de paille dure
Ne sont pas faits pour me calmer : C'est une indicible torture; Mes yeux ne peuvent se fermer.
(1) Mon dur grabat, en effet, n'est guère plus large qu'un cercueil dans lequel un mort, étendu mollement, serait très à l'aise et pourrait au besoin jouer des coudes.
”
Source : Gallica

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