Résumé

Fortuné Roustan Une noble inspiration de Victorine… (1853)

Qu'elle espère sortir, grâce à vous, de l'abîme?
A ses justes désirs Paris aussi répond,
Et bientôt la couronne ornera votre front.
Ce voyage ne fut qu'une éternelle fête!
Jamais félicité ne sera si parfaite :
De la France chacun admirait le Sauveur,
Et de le voir de près j'eus le touchant bonheur.
Comme je tressaillis, quand sa mâle figure
Se présentait à nous et radieuse et pure,
Soutenant dignement l'éclat de son grand nom !
Autant son âme est haute, autant son coeur est bon.
Sa présence, partout, excitait le délire,
La foule avec amour l'appelait à l'Empire
Source : Gallica

Fortuné Roustan Une noble inspiration de Victorine… (1853)

Enfin, aux hommes graves et à morale chatouilleuse qui me taxeraient d'inconvenance ou d'excentricité pour avoir mêlé dans mon récit le nom de Victorine, je répondrais encore : Quand, pour délivrer la France de l'odieuse tyrannie de Robespierre, Tallien céda aux nobles inspirations d'une femme, fut-il ridicule de s'électriser jusqu'au délire et d'enflammer son courage au contact d'une âme qui palpitait à l'unisson de la sienne? Entre s'inspirer d'une femme vertueuse et se laisser dominer par elle, il y a toute la différence de l'homme fort à l'homme faible.
Source : Gallica

Fortuné Roustan Une noble inspiration de Victorine… (1853)

Proclamation de l'Empire, je débite, avec la chaleur et les gestes excentriques d'un vrai méridional que je suis, ma pièce de vers intitulée Prophétie. On m'écoute avec le plus religieux silence, mais non sans étonnement. La foule s'assemble et me serre de près. Les gens sensés m'encouragent et me félicitent, quelques ouvriers me désapprouvent formellement. Lesuns m'accusaient d'être vendu à la police bonapartiste, et me demandaient ironiquement si, pour faire cela, j'étais payé à raison de trois francs par jour. D'autres prononçaient avec colère les mots de Bicêtre et de Charenton.
Source : Gallica

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