Résumé

Souvenirs et impressions (1870… (1879)

Dans nos frais environs de Paris encore pleins du monde des beaux jours, sous les longues avenues plantées d'arbres et de chalets, ordinairement si calmes, on voyait s'agiter les femmes aux toilettes claires, s'aborder , entrer les unes chez les autres, chacune sa nouvelle à la bouche ; c'étaient des exclamations, des quiproquos, quelquefois même des rires!...
l'insouciance ne se détruit pas à coups de poignantes menaces, il faut lui faire toucher au malheur.
Source : Gallica

Souvenirs et impressions (1870… (1879)

La princesse Clotilde quitta Paris dans le même temps, mais sans dissimuler son départ, et ceux qui la virent passer dans sa voiture découverte, se rendant à la gare, ne lui donnèrent que des marques de respect.
Le soir du 4 septembre on vint nous dire que la République était proclamée, un gouvernement constitué, le gouvernement de la défense nationale ; il fallut prendre un parti décisif, avant peu de jours sans doute les uhlans feraient évacuer nos petits pays ; perchés sur les hauteurs, ils allaient devenir pour l'ennemi des points stratégiques incomparables.
Source : Gallica

Souvenirs et impressions (1870… (1879)

Quelles larmes amères on aurait versées, si une angoisse plus forte ne vous avait tenu le coeur ! une pensée qui commençait à prendre place au milieu des craintes folles que vous inspirait le danger pour les êtres chers, et qui vous criait jour et nuit, d'abord bien loin au fond de vous-même , puis toujours plus près et plus fort : La patrie est en danger! la patrie, c'est ta chair, ton sang, ton âme, le sais-tu ?
Source : Gallica

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