Saint-Genest

Résumé

Saint-Genest Lettre sur la situation (1872)

Depuis que la révolution a tout détruit, nous n'avons plus les organes essentiels qui font la vie d'une société. Avant de songer à ramener un prince, il faudrait lui avoir rendu le gouvernement possible. Et, telle est notre destinée, que, jusqu'à ce jour, nous avons pour devoir de combattre en nous-mêmes la révolution, en soutenant au pouvoir le plus illustre des révolutionnaires.
Au point de vue politique, la voie à suivre est toute tracée : laisser là les haines de partis, les récriminations, les espérances vaines, et nous réunir tous en face de l'ennemi commun.
Source : Gallica

Saint-Genest Lettre sur la situation (1872)

Nous devons protester contre ces paroles : ce qui nous a sauvés, ce n'est ni un politique habile, ni l'équilibre des partis, ni un peuple en clémence ; ce qui nous a sauvés, c'est la chose qui est restée debout au milieu de notre abaissement et cette chose, c'est l'armée de la France.
L'armée, la grande sacrifiée ! l'armée, qui dans aucune de ses victoires n'a été plus héroïque qu'aujourd'hui. Elle a eu toutes les épreuves et toutes les douleurs : menée au combat par un pouvoir insensé, elle est revenue sauver la patrie.
Source : Gallica

Saint-Genest Lettre sur la situation (1872)

Sortons de notre indolence ; faisons taire nos rancunes et nos haines, et, une fois arrachés à nos misérables passions, prèchons par nos discours, par nos écrits et surtout par nos exemples, et le jour où tous nous serons devenus meilleurs, nous aurons enfin un gouvernement digne de nous.
Mais, jusqu'à ce jour, il y a une vérité qu'il est de notre devoir de proclamer : M. Thiers, dans son discours, a dit que c'est à la sagesse du peuple et à l'ordre qui règne dans le pays, que la France doit son salut.
Source : Gallica

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