Résumé

Discours prononcé par M. le mquis de Biencourt… (1880)

La Révolution s'est faite soi-disant au nom de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, des droits de l'homme et du citoyen. Eh bien, la Révolution a toujours été et est toujours la plus épouvantable tyrannie, le plus effroyable despotisme. La liberté n'est qu'un vain mot. Nos maîtres ont inventé un mot charmant pour exprimer les droits et la liberté des citoyens : c'est droit de l'Etat, liberté de l'État, à l'ombre de ce mot il n'y a plus ni liberté de conscience, ni liberté individuelle, ni liberté du père de famille. Le citoyen n'est plus que contribuable ou fonctionnaire.
Source : Gallica

Discours prononcé par M. le mquis de Biencourt… (1880)

Et nous faisons la République ! et nous sommes toujours en République ! C'est à confondre l'imagination ; et on se demande comment la France entend cette vertu des peuples forts qui porte le beau nom de patriotisme. C'est le rétablissement de notre Monarchie nationale que M. de Bismarck, avec un instinct qui ne le trompe pas, redoute le plus, et toujours nous nous plaisons nous-mêmes à écarter cette solution réparatrice !
Une première fois, en 1871, c'est M. Thiers qui emploie tout son génie d'intrigue à l'écarter.
Source : Gallica

Discours prononcé par M. le mquis de Biencourt… (1880)

Dans le second, tous ceux qui veulent sauver ce qui
reste de la foi, de la fortune, de l'honneur de la France.
Ah ! Messieurs, elle était bien riche, bien prospère, et bien puissante notre chère patrie : elle faisait envie, aujourd'hui elle fait pitié. Depuis 90 ans, la Révolution sous toutes ses formes, sous toutes ses faces et sous tous ses masques, gaspille son trésor ; la République et le Césarisme ont puisé à pleines mains, ils lui ont pris et dévoré plus de cent milliards et le sang de deux millions de ses enfants!
Source : Gallica

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