Résumé

Dix ans de république... (1881)

La République a inscrit sur nos murs sa devise . menteuse : Liberté, Égalité, Fraternité. La liberté qu'elle nous a donnée n'a été qu'une licence effrénée ou le despotisme le plus absolu sur la vie et la fortune des citoyens. Son égalité à consisté à ouvrir les prisons aux assassins et aux voleurs, à nommer les plus indignes à tous les emplois. Sa fraternité a été le triomphe d'une coterie du partie républicain. L'arbitraire de quelques émeutiers a remplacé les lois et le suffrage universel; le pillage et le mensonge ont été érigés en institutions patriotiques.
Source : Gallica

Dix ans de république... (1881)

Si notre malheureuse, patrie, livrée, hélas ! aujourd'hui encore, aux expériences révolutionnaires et aux aventuriers de la Révolution, ne doit pas sombrer dans un de ces épouvantables cataclysmes qui sont l'enseignement de l'histoire, elle s'arrachera des étreintes de la Révolution ; elle renouera, avec sa famille royale, la chaîne de ses traditions nationales et de son glorieux passé.
La preuve est faite. La République ne peut être ni modérée, ni aimable, ni libérale, ni conservatrice. Elle ne peut être que tyrannique et violente.
Source : Gallica

Dix ans de république... (1881)

Depuis 1870, il y a eu plus de 500 nominations de préfets : certains départements ont eu jusqu'à douze ou quinze de ces fonctionnaires. La République est un provisoire perpétuel : l'instabilité est de son essence, comme l'a dit M. Naquet.
La guerre à la religion est la grande idée des républicains : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi, » a dit M. Gambetta résumant toute sa politique. Il y a bien 37,387,700 de catholiques en France, sur 38,102,800 habitants, majorité fort respectable en pays de suffrage universel. Ceux qui se déclarent sans religion, comme nos gouvernants, ne sont que 85,000.
Source : Gallica

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