Résumé

Lettre d'un patriote aux électeurs sénatoriaux

La République, il est vrai, ne veut pas plus que les autres gouvernements, tolérer que le clergé se mette au-dessus des lois.
Mais si le clergé catholique reste dans son église, s'il veut être de son temps, s'il ne rêve pas de régner en maître sur les citoyens, et d'imposer ses volontés, s'il ne transforme pas la chaire en tribune politique d'où il lance ses anathèmes contre les représentants du pays et contre la société moderne, s'il respecte les lois, alors il sera respecté, comme le sont les ministres des autre cultes, et il vivra dans la paix.
Source : Gallica

Lettre d'un patriote aux électeurs sénatoriaux

Le président de la République ne reçoit qu'un million par an. On a réduit les traitements des ministres, ceux des préfets et des sous-préfets, — partout l'économie la plus stricte a été apportée dans l'administration des finances, — et c'est grâce à cette sagesse, à cette épargne, que nous avons pu, en sept années de République, payer la dette énorme que nous laissait l'Empire, solder une rançon de guerre sans précédents, renvoyer avant le temps les troupes de l'occupation allemande, réparer nos ruines, relever notre crédit et redevenir une nation florissante, riche et enviée.
Source : Gallica

Lettre d'un patriote aux électeurs sénatoriaux

Mais ce n'est pas seulement comme la protectrice de la prospérité matérielle que nous défendons la République. C'est surtout au point de vue du principe, au point de vue de la justice, de la raison, de la dignité humaine que nous affirmons, — sans crainte d'être confondu par aucun argument, — que la République est supérieure à toute forme monarchique, et qu'elle est le gouvernement de la raison. Tout homme de bonne foi, et que n'aveugle pas un intérêt privé, le reconnaîtra.
Source : Gallica

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