Droit de vote

Définition et enjeux

Portrait de Maurice Block Maurice Block,  Petit dictionnaire politique et social (1896)

“ Oui, notre législation est basée sur ce principe que le vote est un mandat et non un droits. Si le suffrage n'était qu'un droit personnel, l'électeur ne pourrait-il pas demander par quel principe de justice vous le puniriez pour avoir usé de ce droit de la manière la plus profitable pour son avantage personnel? Et pourtant vous frappez d'une pénalité l'homme qui, pour de l'argent ou pour d'autres considérations, use de son droit de voter d'une façon contraire à ce que vous croyez l'intérêt public. ”
Source : Gallica

par Joseph Déjacque,  La Législation directe et universelle

“ Le droit de vote, qui le fait l’égal de tous, est son sceptre. La voix impérieuse de la nécessité lui crie qu’il faut s’en montrer digne s’il veut le conserver ; et cette voix parle trop haut, pour qu’il ne l’écoute pas. Nécessité oblige !
Le mécanisme de la législation directe et universelle est la même que celui du suffrage direct et universel. Il n’est pas plus difficile de voter pour la loi que pour des hommes. Il y aura des lois candidates comme il y avait des hommes candidats. C’est au peuple à discerner le bien du mal.
”
Source : Wikisource

Joseph D***,  La république (1871)

“ Le suffrage universel n'est qu'un moyen de se compter et de constituer une majorité. Mais qui a jamais reconnu à une majorité le droit d'opprimer la minorité? Je vais plus loin. Y eût—il 9,999,999 électeurs d'un côté, et un seul de l'autre, les 9,999,999 n'ont pas le droit d'enlever au dissident unique la jouissance des libertés essentielles. Le nombre ne peut rien contre la justice.
Chaque citoyen est électeur. Le vote a lieu. Une majorité se constitue. Cette majorité décide que le droit de voter sera désormais interdit à certaine catégorie de citoyens.
”
Source : Gallica

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