Secret ballot

Définition et enjeux

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1858

Une seconde question électorale plus importante, qui a été soulevée par la motion annuelle de M. Berkeley, a servi aux libéraux indépendans pour indiquer aux whigs le terrain sur lequel ils leur offraient la paix ou la guerre. C’est la question du ballot ou du scrutin secret substitué au vote public dans les élections. M. Bright a prononcé dans cette discussion un de ses meilleurs discours, et c’est lui qui a posé aux whigs les conditions de l’alliance. Lord John Russell ne s’est pas rendu à cet appel ; il a combattu le ballot.
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Anonyme Revue des Deux Mondes

Hélas ! il a tenu la conduite qu’il tient toujours lorsqu’il craint les dispositions de la majorité ; il a suivi une marche oblique, tortueuse, et n’a pu parvenir au but qu’il désirait. Quand la proposition a paru, il ne l’a pas repoussée ; il a même exprimé des sympathies pour le vote public. Quelques fidèles de l’extrême droite ont reçu la mission de récriminer contre le scrutin secret, et de lui imputer les échecs du pouvoir. A les entendre, le vote public était le salut du ministère ; le scrutin secret était le foyer des intrigues et des lâchetés de l’opposition.
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A. Cucheval Revue des Deux Mondes

Le suffrage est devenu presque universel dans les grands centres de population, où le nombre des électeurs inscrits atteint quelquefois et même dépasse 50,000 : le scrutin secret, qui vient d’être appliqué pour la seconde fois, couvre d’un voile épais les mystères de l’urne électorale. A entendre les lamentations des vaincus qui se plaignent des nombreux manques de foi et des défections inattendues dont ils ont été victimes, il semble que beaucoup d’électeurs auraient voté dans un sens différent de celui qu’ils avaient annoncé.
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