Résumé

Philippe Michaud Essai sur les constitutions françaises comparées… (1848)

La presse n'est pas un pouvoir dans le sens que la constitution attache à ce mot. Elle est mieux que cela : elle est l'opinion publique écrite; c'est elle qui fait et défait les pouvoirs, et rien de plus juste ; car, lorsque le peuple n'est pas rassemblé dans ses comices, elle est l'organe et l'interprète de sa volonté.
La presse est l'expression de la pensée humaine, le flambeau de la civilisation, le phare du monde moral.
Source : Gallica

Philippe Michaud Essai sur les constitutions françaises comparées… (1848)

La constitution de l'an VIII créa un système bizarre sans puissance et sans vie. Le pouvoir législatif, produit d'une épuration impopulaire, y fut morcelé à l'infini. Les sénatus-consultes de l'an X et de l'an XII livrèrent le pouvoir législatif au pouvoir exécutif. Les chartes de 1814, l'acte additionnel et la charte de 1850 aboutirent où ils devaient aboutir, que cela fût ou non dans la pensée de leurs auteurs, à l'absorption des chambres par le pouvoir royal.
Aujourd'hui triomphante, la démocratie devra organiser le pouvoir législatif sur des bases larges et rationnelles.
Source : Gallica

Philippe Michaud Essai sur les constitutions françaises comparées… (1848)

Pour que cette volonté générale se fasse jour et se traduise en lois positives, il ne suffit pas que tous les membres de la société aient été convoqués dans les assemblées primaires, il ne suffit pas que tous aient déposé leurs votes et nommé leurs mandataires, il faut encore que le pouvoir élu pour
faire la loi soit organisé de telle sorte que la minorité ne puisse l'emporter sur la majorité, que l'habileté et la tactique ne puissent l'emporter sur la raison et le bon sens, et que la vraie pensée de la nation, la pensée de tous, puisse toujours prévaloir et dominer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature