Résumé

Gaston Bergeret Principes de politique. Essai sur l'objet… (1889)

C'est pour flatter ce goût de souveraineté du nombre que l'autorité est graduellement amenée à consulter le peuple sur la forme du gouvernement, sur la confection des lois et sur la direction des affaires. Quand le peuple a fondé un gouvernement, voté une loi, adopté une mesure, il s'y attache ; ce qu'il respecte dans les institutions et dans les usages, c'est son oeuvre : il motive son respect pour la loi sur ce qu'il a contribué à la faire, honore dans le chef du gouvernement le produit de ses votes et, ne pouvant s'adorer lui même, il adore du moins ce qui émane de lui.
Source : Gallica

Gaston Bergeret Principes de politique. Essai sur l'objet… (1889)

Quand le représentant a une certaine indépendance vis-à-vis de ses électeurs et qu'il a devant lui la perspective d'un long mandat, il peut acquérir la situation qu'il envie et trouver encore le loisir et les moyens de servir les intérêts du peuple ; quand il n'est investi que d'un pouvoir précaire et fugitif, c'est à peine s'il a le temps dans une législature de faire sa position ou celle des siens : comment songerait-il à améliorer le sort des autres ? Plus le pouvoir dont on dispose est instable et menacé, plus on se hâte d'en tirer pour soi tout le fruit possible.
Source : Gallica

Gaston Bergeret Principes de politique. Essai sur l'objet… (1889)

C'est le métier du pouvoir exécutif de tirer parti des dispositions d'une assemblée, d'exploiter ses entraînements et de ne pas heurter ses résistances, de choisir les moments favorables et d'avoir toujours la main sur le pouls du sujet. Le pouvoir exécutif reçoit des suffrages du peuple une assemblée qu'il lui appartient de transformer et dont, avec quelque habileté, il doit non seulement éteindre l'opposition mais obtenir le concours.
Source : Gallica

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