Résumé

L.-P. Matalène Le code des peuples et des gouvernements… (1845)

Où pense-t-on qu'aille aboutir une nation gouvernée avec de pareilles doctrines ? Le culte de l'or, de cet or qui sanctifie tout, qui conduit à tout, ne doit-il pas remplacer avant peu dans toutes les ames le culte de la patrie et de l'humanité ?
Ecrire dans la loi que tout homme qui est riche est, par le fait même de la richesse, doué de capacité et d'indépendance, à l'exclusion du mérite sans fortune, n'est-ce pas vouloir chasser de la morale d'un peuple la charité, le dévouement, la probité.
Source : Gallica

L.-P. Matalène Le code des peuples et des gouvernements… (1845)

Puisqu'on est d'accord en France sur le principe de la représentation des intérêts, on le sera bientôt, sans doute, sur le principe du gouvernement. Sera-t-il une monarchie héréditaire, ou une royauté constitutionnelle, ou une oligarchie parlementaire, ou une république? C'est ce qu'il importe de mettre en lumière, en faisant sortir des entrailles de la nation ce qui est en elle. La pire des situations pour un pays, est celle que lui fait un pouvoir contesté. Quand le principe du gouvernement sera reconnu, il faudra qu'il soit obéi sans contradiction.
Source : Gallica

L.-P. Matalène Le code des peuples et des gouvernements… (1845)

Dès qu'on admet le système de l'élection à plusieurs degrés, toutes les difficultés disparaissent, tous les dangers s'évanouissent, le droit commun redevient possible, et la nécessité de l'arbitraire a cessé d'exister. La proclamation de l'élection à plusieurs degrés n'est qu'un hommage rendu à la vérité sociale ; c'est, à proprement parler, la société se transfigurant dans la loi. Qui ne le sait en effet? Tous les intérêts ne sont pas juxtaposés dans la société comme sur une surface plane, tous ne sont pas égaux, tous n'occupent pas le même degré.
Source : Gallica

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