Résumé

A. de Marguerye Essai sur la monarchie héréditaire et fédérative… (1832)

Un despotisme brutal finit et devait finir cette tragédie , le pouvoir d'un seul, quelque dur qu'il soit étant toujours préférable au pouvoir de tous, car un tyran est forcé, par nécessité, d'exercer son pouvoir avec ordre, tandis que la multitude ne procède jamais que par l'anarchie. Le despote était grand ; mais, tout grand qu'il était, Dieu ne l'avait pas destiné a fonder une ère nouvelle pour l'humanité. C'était un médecin terrible qui épuisa la révolution par d'abondantes pertes de sang, et interrompit quelque temps sa course désastreuse en la rejetant sur l'étranger.
Source : Gallica

A. de Marguerye Essai sur la monarchie héréditaire et fédérative… (1832)

Peuple, la liberté, ce bien précieux dont le nom seul fait vibrer toutes les fibres du coeur humain, n'est pas une chose sur l'existence de laquelle le législateur puisse en imposer. C'est en vain qu'il écrirait sur chaque page du code des lois : Liberté! Si ce mot n'était qu'un fiction, un malaise profond, qui travaillerait tous les esprits, indiquerait bientôt que, a l'aide d'un mensonge politique, il a voulu tromper les citoyens, et déguiser ou le vice ou l'injustice de ses lois.
Source : Gallica

A. de Marguerye Essai sur la monarchie héréditaire et fédérative… (1832)

C'est la force morale, ou le droit, triomphant de la force physique depuis le faîte jusqu'à la base de l'édifice social; c'est la confiance à la foi reçue et donnée ; c'est l'inviolabilité du serment et de la propriété.
La légitimité !
C'est la liberté pour tous de faire ce qui est conforme à l'équité, parce que les lois sont identiques avec l'équité ; c'est la charité amollissant le coeur du riche à l'aspect des misères du pauvre.
Source : Gallica

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