Résumé

Jean Fonsetout Instructions électorales à l'usage de tout Français qui aime son pays (1885)

Dans l'un, c'est la tyrannie d'un seul; dans l'autre, c'est la tyrannie de la multitude, mille fois plus cruelle que celle d'un seul. Nous l'avons vu en 1793, nous le voyons encore de nos jours. Le despotisme est une monarchie sans lois, où les sujets n'ont point de droits à l'égard du souverain, où le maître est tout ; la démocratie pure ne diffère presque pas de l'état de nature; elle annonce l'enfance ou la dissolution de la société. Le pire des états est l'état populaire ; il n'a rien de bon que la liberté qu'il laisse au peuple d'en choisir un meilleur.
Source : Gallica

Jean Fonsetout Instructions électorales à l'usage de tout Français qui aime son pays (1885)

Cet aveu suffit pour montrer que la probité sans religion n'est qu'un fantôme; que la justice et le devoir naturels sont sans force ; il suffira, en effet, d'être riche et puissant pour oser sans scrupule écraser le prochain.
L'incrédule est un corps étranger à tout l'univers. La vie animale, les plaisirs, l'indépendance, l'ingratitude, toutes les passions, voilà son espérance, sa religion, son Dieu. Mais, avec de tels principes, que ne se dit-il l'auteur du monde? L'un ne sera pas plus fou que l'autre.
Source : Gallica

Jean Fonsetout Instructions électorales à l'usage de tout Français qui aime son pays (1885)

Dans le temps d'anarchie qui précède l'institution d'un gouvernement, chacun a repris son indépendance, nul ne peut être lié par l'opinion ou par la volonté des autres.
Un peuple législateur ! Quelle étrange association d'idées ! D'un côté la fougue, l'ignorance, quand il faudrait le calme, la lumière, la sagesse, l'impassibilité. Il n'y a jamais eu de législation vraiment sage qui ait été l'oeuvre, je ne dis pas de la multitude, mais d'une assemblée nombreuse. Le peuple, pris en masse, n'a de moralité qu'autant qu'il est contenu par les lois.
Source : Gallica

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