“ Contre ce que tu nommes ton destin.CATILINA Assez lutté ! Ma vie entière N’a-t-elle pas été un combat sans trêve ? Quels sont les résultats de la bataille ? Le mépris et le déshonneur.FURIA Tu es tombé bien bas, Tu aspires au sommet, Tu voudrais l’atteindre ; Mais le moindre obstacle te fait peur.CATILINA Non la peur n’y est pour rien. Le but que je me suis proposé est inabordable, Tout cela ne fut que le rêve d’un homme. FURIA Mon Catilina, tu te trompes toi-même. Ton indécision t’égare ; Ton âme est grande, Digne d’un maître de Rome : Tu as des amis... qu’attends-tu ? ”
Catilina
Définition et enjeux
Catilina, figure centrale de la République romaine, incarne à la fois l’ambition excessive et la décadence politique de l’Antiquité. Henrik Ibsen le présente comme un tragique en quête de renommée, confronté à l’échec et à l’exil, dans une dramaturgie où les dialogues mettent en lumière ses luttes intérieures.
D’autres auteurs, comme Alphonse de Lamartine ou Gaston Boissier, mettent en évidence sa dimension historique, liée à la conjuration contre Cicéron et aux tensions de l’époque. Plutarque, quant à lui, souligne les relations de pouvoir qui l’entouraient. Ce thème, ancré dans la République romaine, résonne encore dans les récits politiques et les réflexions sur l’ambition humaine.
Citations sur “Catilina”
“ AURELIA Une nouvelle vie va commencer pour nous, Plus joyeuse que celle qui se termine en ces lieux, Je te quitte maintenant. Une heure de repos suffira pour me donner des forces, Bonne nuit, mon cher Catilina. (Elle l’embrasse et sort.) CATILINA, qui la suit des yeux. Partie ! Ah ! je respire de nouveau. ”
“ Comme une flèche empoisonnée Traverse cette poitrine endolorie A laquelle le destin ne donnera jamais le repos.AURELIA Dieux, que veux-tu dire ?CATILINA Regarde : La voilà ta maison de campagne, Voilà tout ton espoir de bonheur ! (Il sort une bourse pleine d’or et la jette sur la table.) AURELIA Ah ! tu l’as vendue...CATILINA Oui, j’ai tout vendu... Pour acheter des suffrages.AURELIA N’y pensons plus, et n’en parlons plus, Cela ne servirait qu’à nous attrister.CATILINA Ton inaltérable patience m’impressionne davantage Que si un cri de douleur eût échappé à tes lèvres. ”
