Résumé

Portrait de Cicéron Cicéron Discours. Tome X, Catilinaires (1945)

Certes, en le chassant de Rome, je prévoyais, citoyens, qu'une fois Catilina éloigné, je n'aurais pas à trembler devant la somnolence d'un P. Lentulus, la graisse d'un L. Cas-sius, ou la témérité insensée d'un C. Céthégus. Lui, lui seul de tous était à craindre, et encore tant qu'il était dans nos murs. Il connaissait tout, s'insinuait partout : il savait, il osait aborder son homme, le sonder, le circonvenir ; il avait le génie du crime, un génie à qui ne manquait ni la parole ni le bras pour exécuter.
Source : Gallica

Portrait de Cicéron Cicéron Discours. Tome X, Catilinaires (1945)

Car il n'est plus une nation qui puisse nous faire trembler ; plus un roi qui ose s'attaquer au peuple romain : au dehors, la paix règne et sur, terre et sur mer par le courage d'un seul citoyen (1) ; c'est chez nous qu'il reste une guerre : c'est au coeur de l'État que sont les embûches, au coeur de l'État qu'est le danger, au coeur de l'État, l'ennemi !
Source : Gallica

Portrait de Cicéron Cicéron Discours. Tome X, Catilinaires (1945)

Cassius de brûler la ville, Catilina de ravager et de mettre à sac l'Italie entière. Ah ! vous pouvez bien craindre, je pense, quand le crime a cette ampleur et cette horreur, de prendre quelque résolution trop sévère ! Ce qui est plutôt à craindre, c'est, en adoucissant la peine, de nous montrer cruels envers la patrie, et non pas, en réprimant sans merci, de paraître trop ardents à châtier nos plus mortels ennemis.
Source : Gallica

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