Cicéron,
Plaidoyer de Cicéron pour Milon
(1845)
“ Mais, dit-on, il a été entraîné par la haine ; la colère, l'inimitié, l'ont fait agir ; il a vengé son injure, assouvi son ressentiment. Eh ! que pourra-t-on répondre, je ne dis pas si ces passions ont été plus fortes dans Clodius que dans Milon ; mais si elles ont été portées à l'excès dans le premier, tandis que l'autre en était tout à fait exempt? Pourquoi Milon aurait-il haï Clodius, dont les fureurs servaient de moyen et de matière à sa gloire ? Il ne sentait pour lui que cette haine patriotique que chacun de nous porte aux méchants. ”
