Henry Bornecque

Résumé

Henry Bornecque Les "Catilinaires" de Cicéron… (1937)

Cicéron, comme nous l'avons dit, feint de le prendre au mot : c'est par là qu'il ouvre le développement, par là qu'il le termine. Il est bien vrai que la mort, si elle vient à son heure, est un effet du destin, ou qu'elle est provoquée par l'homme qui ne trouve plus, dans la vie, que douleurs et tourments. La preuve en est, ajoute Cicéron, semblant prendre à son compte le raisonnement épicurien reproduit par César, qu'elle n'a inspiré aucune répugnance à des sages, et que des hommes courageux s'y sont même réfugiés.
Source : Gallica

Henry Bornecque Les "Catilinaires" de Cicéron… (1937)

Par toute l'Italie, peut-on trouver un empoisonneur, un gladiateur, un voleur de grand chemin, un assassin de profession, un parricide, un fabricant de testaments, un suborneur, un pilier de cabarets, un dissipateur, un adultère, une femme perdue, un corrupteur de la jeunesse, un homme corrompu, un infâme, qui ne confesse avoir vécu dans l'intimité la plus étroite avec Catilina ? Quel meurtre, pendant ces dernières années, s'est commis sans lui ? Quelle débauche criminelle par d'autres que par lui ? Allons plus loin : quel homme posséda jamais à si haut degré l'art de séduire la jeunesse ?
Source : Gallica

Henry Bornecque Les "Catilinaires" de Cicéron… (1937)

« César, résume Plutarque, sous prétexte de défendre la cause populaire et par un discours plein d'humanité, cherche à bouleverser l'Etat, à intimider le Sénat, alors que c'est lui-même qui devrait trembler et s'estimer très heureux de sortir de ce mauvais pas, impuni et hors de soupçon, lui qui travaille à arracher au châtiment les ennemis de la République, tentative aussi évidente qu'audacieuse ». Etant donné l'énormité du crime, il n'y a place ni pour la pitié, ni pour l'hésitation; les conjurés ne méritent aucun égard et il faut se décider promptement.
Source : Gallica

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