Cimbres
Définition et enjeux
Les Cimbres, peuple celtique antérieur à l'ère romaine, ont inspiré de nombreuses réflexions littéraires. Juvénal les évoque dans un contexte guerrier, tandis que Victor Hugo les place dans une dimension mythique, associant leur histoire à des "âges primitifs".
Alphonse de Lamartine, quant à lui, utilise le mot "cimes" pour évoquer à la fois les sommets naturels et l'aspiration humaine. Ces approches variées, allant de l'histoire à la métaphore, révèlent la richesse des interprétations du thème, ancrées dans des récits où les Cimbres incarnent des combats, des mythes ou des symboles de l'âme humaine.
Citations sur “Cimbres”
Victor Hugo,
En voyage, tome I
“ On eût dit que ces vieux cimbres en étaient restés à ces âges primitifs où le monde informe et expirant des ébauches troublait encore le monde naissant des créations définitives, et où, parmi les bruits lointains et confus de l’horizon, les premiers hommes entendaient distinctement s’agiter et se retourner les géants attachés sur les montagnes avec des chaînes d’airain. ”
“ LA FÉE ESPACE. Où vint mourir sur une cime, Celui qui, sur une cime, avait hissé son âme et son peuple. LE DIEU TEMPS. Meuse royale, fleuve de grâce et d’harmonie ; combien de cris douloureux noyés dans tes eaux paisibles, combien, dans tes flots, d’âmes à la dérive. ”
Saint-René Taillandier,
Poètes modernes de la France - Victor de Laprade
“ Cherchez donc cette âme, ô poète ! tout vous en parlera, le brin d’herbe aussi bien que le chêne, et le vallon obscur aussi bien que les cimes resplendissantes. Cherchez-la surtout dans ce qui pense, dans ce qui veut, dans ce qui aime. La volonté féconde que maudit l’impuissant peut-elle être mise en balance avec la sensibilité indécise ? Et quelle fille de bonne mère consentirait à être Hermia, pouvant être sainte Geneviève ou sainte Jeanne d’Arc ? Cherchez dans votre cœur le principe de vie. Les cimes sont en vous, tâchez de les découvrir. ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1892)
“ Leurs enfants dans les bras, les mères y gravissent; Et tandis que nos fils, nos frères, nos époux, En disputent l'entrée en périssant pour nous, D'un sommet escarpé qui pend sur un abîme, Pour attendre la mort, nous atteignons la cime. ”
Alphonse de Lamartine,
Œuvres complètes de Lamartine
“ La cime est jaunie ; Des rayons dorés Tout reçoit la pluie, Tout vit, tout s’écrie : « C’est lui, c’est le jour ! C’est lui, c’est la vie ! C’est lui, c’est l’amour ! » Ô Dieu, vois dans les airs ! l’aigle éperdu s’élance Dans l’abîme éclatant des cieux ; Sous les vagues de feu que bat son aile immense, Il lutte avec les vents, il plane, il se balance ; L’écume du soleil l’enveloppe à nos yeux : Est-il allé porter jusques en ta présence Des airs dont il est roi le sublime silence, Ou l’hommage mystérieux ? ”
De Tarentaise en Maurienne (1931)
“ Et comme la plupart ont les yeux bleus, on croit y voir un reflet des ciels de cime, aussi bien qu'un vide insondable où flotte, obscurément, le culte de la vie alpestre dominé par le respect des morts. ”
“ Tournant vers l’horizon leurs anxieux visages, Attendent que, parmi des houles de clarté, Surgisse l’éternel Soleil de vérité. Ils s’enivrent de l’air purifiant des cimes ; Ils contemplent sans fin des mirages sublimes ; D’avance ils ont tracé ton chemin dans les cieux. Chacun croit posséder ton nom mystérieux Comme un sur talisman qui te fera paraître... Mais tu n’obéis pas à la bouche du prêtre ; Et, parmi tant de noms psalmodiés en vain, Il n’en est pas un seul qui soit le nom divin. Du moins nos visions ne sont pas des mensonges. ”
Camille Valette, Les souvenirs : poésies (1839)
“ Moins flatteur, mais plus franc, vrai langage du Ciel ! Si tu veux qu'aujourd'hui j'accepte ton, hommage. Vois-tu ce peuplier à l'air majestueux? Que couronne au sommet un cercle radieux ; Arbre divin, dont la cime touffue, En l'honneur des mortels s'agite dans la nue; Et son puissant génie, étonnant créateur Au loin de son vol d'aigle admirant sa hauteur; Jetant au loin ce cri, que le despote honore D'un aveugle courroux : liberté, liberté ! Et que du sud au nord, tout noble cœur adore ; Cri si puissant par les cieux répélé. ”
“ Craint le ver du sépulcre, et l’aube est ma sujette ; L’escarboucle est ma proie, et le soleil me jette Des regards de vaincu. L’univers magnifique et lugubre a deux cimes. Ô vivants, à ses deux extrémités sublimes, Qui sont aurore et nuit, La création triste, aux entrailles profondes, Porte deux Tout-puissants, le Dieu qui fait les mondes, Le ver qui les détruit. ”
Joseph Autran,
Épitres rustiques
“ Le vrai, de plus en plus, me montre sa figure. Il se fait dans mon âme, et plus haute et plus pure, Ce doux je ne sais quoi de grave et de pieux, Qui se répand du cœur sur le front des aïeux ! — Comme un navire en mer, déjà voisin des côtes, Voit les cimes vers lui venir toujours plus hautes, Je vois, de jour en jour, s’approcher et grandir Les cimes du tombeau qui semblent resplendir ! ”
Emmanuel Vitte, Les Voix profondes, par Emmanuel Vitte (1917)
“ Lorsque l'âme du Christ, sur la lugubre cime, En un cri formidable et sacré s'exhala, Le soleil s'obscurcit, la terre s'ébranla, Et la cité maudite eut horreur de son crime. Tout ce qui vit ou germe en la création : L'oiseau, l'arbre, la fleur et la bête de somme, Jusqu'à l'herbe des prés que le troupeau consomme, Tout, sur terre, pleura le Martyr de Sion. ”
Général Bruneau, En colonne : récits de guerre, de chasse et d'exploration (1913)
“ C'est ici le triomphe de la lumière. Au lever et au coucher du soleil, le spectacle est féerique. Nous marchons dans un monde irréel, où toutes les cimes sont d'un rose intense, et toutes les vallées d'un violet profond. ”
Dante Alighieri,
La divine comédie de Dante Alighieri
(1862)
“ Sur cette cinquième branche de l'arbre qui vit par sa cime, qui porte toujours des fruits et qui ne perd jamais une feuille, il est des esprits heureux doués, avant de monter au ciel, d'une si grande renommée, que toute muse en serait riche. Regarde donc au bras de la croix; ceux que je te nommerai y feront ce que fait dans un nuage un éclair rapide. ”
Henri Delavenne, Petite anthologie des écoles et des pensionnats… (1877)
“ Mais, quand de sa cachette obscure Le précieux trésor fut tiré, Ciel!. l'hostie était blanche et pure, Et le ciboire était doré ! Jésus avait empreint sa trace! Tout ce qu'il touche devient or; Et cette empreinte à la surface Du ciboire se voit encor. Ce n'ost pas une parabole ; Je raconte un fait avéré. Mais combien j'aime ce symbole Du ciboire qui fut doré ! Jésus, mon cœur est un ciboire, Mais qui n'a rien de riche en soi ; Pour lui renouvelle l'histoire Du ciboire doré par toi. L'humilité, la modestie, La patience, la douceur: Voilà, divine Eucharistie, La dorure que veut mon cœur. ”
Edouard Schuré,
Revue des Deux Mondes
“ De cette cime, où nous emporte le poète, où n’atteignent pas le cri infernal du carnage et la trombe des obus, mais où la lumière du ciel semble vouloir étreindre et pénétrer la terre montueuse aux mamelles innombrables, il nous est permis d’embrasser le passé d’un seul coup d’œil et peut-être d’entrevoir un coin de l’avenir. ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
(1856)
“ On voit dans l'azur ces deux cimes, L'une au levant, l'autre au couchant. Elles guident la nef qui sombre ; L'une est phare, et l'autre est flambeau; L'une a le berceau dans son ombre, L'autre en son ombre a le tombeau. C'est sous la terre infortunée Que commence, obscure à nos yeux, La ligne de la destinée ; Elles l'achèvent dans les cieux. Elles montrent, malgré les voiles Et l'ombre du fatal milieu, Nos âmes touchant les étoiles Et la candeur mêlée au bleu. Elles éclairent les problèmes; Elles disent le lendemain; Elles sont les blancheurs suprêmes De tout le sombre gouffre humain. ”
“ Nous nous apercevrons de loin sur les hauteurs. Ainsi deux pèlerins voyagent sur la cime De deux monts que sépare un gouffre ténébreux. L’air emporte leurs voix ; mais, à travers l’abîme, De sommets en sommets, ils se suivent des yeux. ”
Alphonse Grün, Récits et pensées : enseignement moral (1851)
“ Dans vos mœurs pures, vous êtes l'arbre superbe dont les racines consolident le sol, et dont la cime s'élève vers le ciel, l'encens qui monte à Dieu comme un hommage de glorification et de reconnaissance. ”
Léo Claretie,
Revue des Deux Mondes tome 116…
“ Une longue chaîne, qui tient un quart de l’horizon, figure, avec un réalisme effrayant, le front, le nez, le menton, la poitrine d’un homme qui dormirait, la tête appuyée sur une haute cime. Cette face énorme, distincte et exactement moulée, avec le profil tourné vers le ciel, ne contribue pas peu à répandre une vague impression de mélancolie sur ce paysage grandiose. L’œil reconstitue, par derrière la montagne qui le cache et coupe le buste, le corps gigantesque de cet homme de pierre, être fantastique qui a pris les glaciers comme coussins et les monts pour chevet. ”
Félix Simon, Au chemin de la vie (choix de poèmes… (1929)
“ Il arpente à grands pas la cime étincelante Que cingle des éclairs la lueur fulgurante. Là, debout sur les monts, penché sur le glacier, Appuyant une main sur son loyal acier Dans un dernier appel il fait crier son âme. La voix du cor jaillit comme un long trait de flamme ; Mais voici qu'il chancelle et sur le sol glissant Laisse tomber le cor qui s'est rempli de sang. ”
Joseph Autran,
Épitres rustiques
“ Gravissant à l’envi les cimes les plus hautes, De leurs parvis heureux dispersèrent les hôtes. Tout fut enveloppé dans l’outrage mortel ; L’abomination s’empara de l’autel ; Le vénérable toit s’écroula pierre à pierre ; Où résonnaient les chœurs, où veillait la prière, Éclata le blasphème et l’obscène chanson. La mort ne fit jamais plus complète moisson. Et quand le voyageur, quand l’homme épris d’études. ”
“ Sans effort, l’âme du héros, blanche comme la colombe élevée par les mains vierges d’une jeune fille, s’exhala de son corps couvert de nobles blessures. Des anges, revêtus de brillantes armures, commandés par l’archange saint Michel, descendirent du ciel au milieu d’une lumière éblouissante, en chantant un hymne de triomphe. ”
Lord Byron,
Le Pèlerinage de Childe Harold
(1812)
“ Je ne puis rien voir de si odieux dans la nature, que d'être un anneau involontaire de la chaîne des êtres, classé parmi les créatures, quand mon ame peut prendre son essor et se mêler avec les cieux, la cime des monts, la plaine mobile de l'Océan et les étoiles du firmament! ”
Anatole France,
La Vie littéraire
“ Mais toutes les images épanouies dans la pensée humaine, toutes les formes de nos rêves, de nos craintes et de nos espérances seraient visibles et parlantes dans un costume du XVe siècle. On y verrait Dieu le père en habit d'empereur, la vierge Marie, les anges, les vertus théologales, les neufs preuses, la Sibylle de Cumes, Deborah, Lucifer, les sept péchés capitaux, tous les diables, enfin la terre, le ciel et l'enfer. ”
Louis Pélabon, Une voix de l'âme : poésies nouvelles… (1846)
“ Comme on couvre à l'autel la splendeur du ciboire, Elle couvre aujourd'hui d'une humble cape noire Son front chaste et religieux, Une voix sainte a dit : qu'ici-bas chacun sache Que tout cœur dévoué qui prie et qui se cache , N'échappe point à l'œil des cieux. ”
Joseph Malègue,
Petite suite liturgique
(1938)
“ De. telles cimes ne manquent point parmi les hauts reliefs de l'Eglise. Sur les paroles prononcées par sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus culmine ce mot terrifiant : « Donnez-moi le martyre du corps ou celui du cœur ou plutôt donnez-moi les deux. » Entre la volonté divine et la leur, de toutes leurs forces aidées, ces Saints ont construit un accord héroïque. Mais c'est un accord fondamentalement si simple! Ils aiment, ce qui inclut tout. Ils aiment avec toute la folie, avec tout le feu, avec toutes les délicatesses, tous les raffinements, toutes les dentelles de la terre. ”
Charles van Lerberghe,
La Chanson d’Ève
“ Dans la calme clarté s’ouvrir, devenir grande, Et venir jusqu’à nous : Ô sœurs ! qu’est-ce qui monte, Chantions-nous, du sein des belles eaux profondes, Qu’est-ce qui monte jusqu’à nous ? C’étaient des cimes, Des cimes blanches qui montaient comme des cygnes, C’étaient des neiges dans l’air rose, des nuages, Se dissipant en fleurs, s’étendant en feuillages, Une corbeille immense, un éclatant berceau, Que d’invisibles mains élevaient sur les eaux ”
Gabriel Tarde, Contes et poèmes (1879)
“ Guide ailé, qui ne se soucie De la fatigue du chemin ! Mélodieuse fantaisie Que le vieillard modère en vain ! De monastère en monastère, Aux plus hauts faîtes de la terre, Elle va l'élevant sans fin ! Mais un soir que sur une cime Priait le saint homme à genoux, y L'oiseau vit fléchir sur l'abîme Son front, comme incliné vers nous ; Et, volant sur sa robe brune, Il fit honneur au clair de lune De son cantique le plus doux. Et la nuit passa tout entière En ce ravissement des monts ; Et l'aube vint ; et la lumière Des cimes colora les fronts ”
Stanislas de Guaita,
Rosa mystica
“ Et l’ange attend, muet comme un spectre de pierre. — « Ô Seigneur, éloignez ce calice de moi !... » Telle est, Jésus, ta défaillance et ta prière. Le ciel est calme, la nuit sombre, et le vent froid ; Et l’ange attend, muet comme un spectre de pierre. ”
Giambattista Vico,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ Ainsi tête, pour cime, ou commencement, bouche pour toute ouverture, dents d'une charrue, d'un râteau, d'une scie, d'un peigne, langue de terre, gorge d'une montagne, une poignée pour un petit nombre, bras d'un fleuve, cœur pour le milieu, veine d'une mine, entrailles de la terre, côte de la mer, chair d'un fruit; le vent siffle, l'onde murmure, un corps gémit sous un grand poids. ”
Juste Olivier,
Oeuvres d'Adolphe Lèbre
(1856)
“ Ces mots que nous avons gardés des premiers pâtres portent jusqu'à nous un souffle de jeunesse et les parfums de leurs Alpes. Du reste, toutes les tribus patriarcales ont, des divers sommets de la terre, salué de la même adoration l'aurore naissante des premiers jours qui se sont levés sur les hommes ; de cime en cime, leurs cantiques s'entre-répondent et forment sur les hauts lieux un vaste choeur de louanges ; partout d'abord la lumière a révélé Dieu. ”
Évariste Boulay-Paty,
Poésies posthumes et inédites d'Émile Roulland
(1838)
“ Dans une humble prière, Mortels, fléchissez les genoux. Un nom sur le marbre ou la pierre, Puis dessous un peu de poussière : C'est tout ce qui reste de nous!. Quand, incrédule à l'espérance, L'homme sur les tombeaux exhale ses douleurs, Le haut cyprès vert qui s'élance Semble un doigt qui dans le silence Montre le ciel et dit : Ils sont là ! plus de pleurs ! ”
Théodore de Banville,
Œuvres de Théodore de Banville…
“ Ces frères de l’aigle irrité, Tous montrant sur leurs nobles têtes Le signe de la Vérité. Et près d’eux, comme deux statues Qui naquirent d’un même effort, Se tenaient, de blancheur vêtues, Deux vierges, la Vie et la Mort. ”
Leconte de Lisle,
Le Parnasse contemporain/1866
“ L’incorruptible sang coulera dans ses veines ; Il se réveillera sur les cimes sereines Où sont les Dieux, plus haut que la neige et les vents. Et je l’inonderai de voluptés sans nombre, Vives comme un éclair qui durerait toujours ! ”
Gustave Flaubert,
La Tentation de saint Antoine – Éd…
“ Art des temps antiques, au feuillage toujours jeune, qui pompais ta sève dans les entrailles de la terre et balançais dans un ciel bleu ta cime pyramidale, toi dont l’écorce était rude, les rameaux nombreux, l’ombrage immense, et qui désaltérais les peuples d’élection avec les fruits vermeils arrachés par les forts ! ”
Émilie Arnal,
La Maison de granit
“ Vous croyez que je veux m’élancer vers les cimes Où rien d’humain ne vit parmi les monts déserts, Où l’on ne perçoit plus que les lointains concerts Des voix de l’infini dominant les abîmes ! Ah ! que vous savez mal le secret de mon cœur ! ”
Francis Jammes,
Clairières dans le ciel
“ Or, tandis que priait ce poète — c’était jour de première communion où se balancent devant l’autel doré des guêpes toutes blanches, — il voyait dans le fond de son cœur cette chose : s’ouvrir joyeusement une tombe, ô lumière ! ”
André Chénier,
Revue des Deux Mondes
“ Que les deux beaux oiseaux, les colombes fidèles, Se baisent. Pour s’aimer les dieux les firent belles. Sous leur tête mobile, un cou blanc, délicat, Se plie, et de la neige effacerait l’éclat. Leur voix est pure et tendre, et leur ame innocente, Leurs yeux doux et sereins, leur bouche caressante. ”
Nicolas Martin, Fragments du Livre des harmonies… (1837)
“ Maintenant que , penché sur la cime de l'âge, Tu planes sur les jours de ton pélerinage Comme un aigle vieilli qui vit toujours dans l'air , Tu sondes dans ton cœur l'empreinte encor profonde Des spectacles nombreux que tu donnas au monde Où tu dardas plus d'un éclair. ”
Jean Dornis,
Revue des Deux Mondes
“ Au fond de la mer s’étend le cimetière de nos braves couchés frère contre frère, Promet liées de l’espérance, Apôtres de la douleur... Ne sentez-vous pas comme la mer glisse doucement pour ne pas troubler leur saint repos ? ”
“ Elle s’ouvre et se ferme souvent, Et du doigt on désigne une âme Qu’on enterra au son du canon bruyant. Mais la terre descend mollement, La terre se ferme à nouveau, Pendant que l’herbe d’un geste lent Recouvre la tombe du héros... ”
