Général Bruneau, Récits de guerre, histoire d'une compagnie de zouaves pendant la guerre de 1870… (1912)
“ Il faut marcher pourtant, car la plaine est glacée, les populations inhumaines ou indifférentes à nos misères, et pour celui qui reste derrière, c'est la mort! On a vu alors ce qu'on ne verra plus jamais, je l'espère : des zouaves en sabots! J'en ai acheté tout un stock en passant dans un village et ma compagnie dans cet accoutrement, moitié oriental, moitié champêtre, s'avance fièrement, dédaigneuse des éclats de rire et des quolibets des autres corps. Nous faisons un bruit de tous les diables et, de loin, on dirait le roulement d'une masse d'artillerie. ”
