Artillerie prussienne

Définition et enjeux

Émile Ollivier Revue des Deux Mondes

Nulle part l’artillerie prussienne ne put tenir contre l’artillerie autrichienne. Celle de la première armée, dans la partie anxieuse de la bataille, avant l’arrivée du Prince royal, ne réussit même pas à se déployer ; celle de l’armée de l’Elbe se borna à échanger des coups de canon à 3 500-4 000 mètres. Ni les réserves de corps d’armée, placées à la gauche dans l’ordre de marche, ni la réserve générale, reléguée à la queue de toutes les réserves, n’arrivèrent presque jamais à temps sur le champ de bataille.
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Les petits Papiers secrets des Tuileries et de Saint-Cloud étiquetés par un collectionneur… (1871)

Telle est la double raison pour laquelle l'artillerie autrichienne a, de fait, causé un grand dommage à l'artillerie prussienne. Mais, je le répète, il est faux de prétendre que la première lui soit supérieure. Le matériel prussien est meilleur, en effet, que le matériel autrichien, comme il résulte du rapport allemand que j'ai adressé le 20 février dernier, et les officiers d'artillerie prussiens sont plus instruits que les officiers d'artillerie autrichiens.
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Richard Wille Les canons géants du Moyen-âge et des temps modernes (1872)

Grâce à cette idée victorieusement poursuivie avec une ténacité et une énergie indomptables, elle a obtenu dans sa réalisation de si éclatants succès que nous n'hésitons pas à proclamer le système de l'artillerie prussienne le plus parfait de notre époque.
Il y a trente ans environ, l'infanterie prussienne créa pour son usage un fusil se chargeant par la culasse. Cette
arme, à l'étranger, fut longtemps la risée de beaucoup de gens qui la déclaraient tout à fait incapable de rendre aucun service
Source : Gallica

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