Résumé

Paul Merruau La Création de la flotte prussienne…

Qu’arrive-t-il ? C’est que la désertion est en ce moment la plaie de la marine prussienne. Elle aurait grand’peine, après la perte de quelques milliers de marins, au début d’une guerre, à reformer ses équipages. Peut-être, dans un avenir plus ou moins prochain, la Prusse obtiendra-t-elle, par les armes ou autrement, l’annexion de nouvelles populations maritimes : c’est le secret des dieux et du chancelier de l’empire ; peut-être parviendra-t-elle un jour à réhabiliter le service militaire parmi les matelots déjà annexés, — ceux par exemple du Hanovre et d’Oldenbourg, qui émigrent en masse
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Paul Merruau La Création de la flotte prussienne…

Le Danemark, pays si petit et si faible, qui se défendait avec toute l’énergie d’un ferme patriotisme, avait fait bien du mal à son colossal adversaire. Il avait bloqué toute la côte et frappé au cœur le commerce allemand. Les rivages et les îles du Danemark sont habités par une population de pêcheurs, marins rudes et endurcis, qui forment d’excellens équipages. Aussi le royaume possédait-il une marine respectable où l’on comptait de grosses corvettes fort bien armées et quelques bâtimens de plus haut bord. La Prusse n’y pouvait alors opposer que des canonnières et de faibles corvettes.
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Paul Merruau La Création de la flotte prussienne…

Le courage chevaleresque, qui s’expose pour le seul honneur, ne leur est point sympathique. Le gouvernement partage cette manière de voir et la propage dans l’armée ; mais il faut convenir que l’attitude imposée à la flotte prussienne n’a pas été, pour une marine nouvelle, un brillant début. La guerre maritime est surtout propice aux traits d’audace individuelle. Les commandans, quand ils naviguent seuls dans les mers éloignées, sont libres d’affronter d’autres bâtimens isolés, duels dont l’histoire est pleine.
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