Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud La Marine française au siége de Paris et à la mer

Tout soldat exercé avait son prix devant une nation qui marchait en masse, instruite tout entière au métier des armes, et de longue main préparée à une guerre selon ses passions. Aussi fallut-il, en mettant de côté les illusions, ramener à des conditions plus modestes le rôle assigné à la marine, et lui emprunter pour un service intérieur les troupes qui lui sont propres, au lieu de lui en confier d’autres pour aller frapper au loin un ennemi qui était déjà chez nous.
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II. Pendant qu’à Paris les marins détachés tiennent un si bon rang, que devient la flotte ? Voilà ce qu’on se demande en ne recevant à ce sujet aucun éclaircissement sérieux, ni par des voies officielles, ni par des correspondances privées. Une telle force rester inactive, tant de canons muets, tant d’équipages assistant les bras croisés aux luttes désespérées de la patrie, c’est ce qu’on ne peut ni concevoir ni admettre. Beaucoup s’en affligent, quelques-uns s’en indignent, aucun ne demeure indifférent.
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Aux premiers jours de siège, dans la période de l’étiage, elle a presque seule contrarié, souvent avec bonheur, les travaux que l’ennemi entreprenait à Sèvres et à Saint-Cloud. La légèreté de la canonnière Farcy lui rendait accessible les bras de la rivière où les batteries flottantes n’auraient pas pu pénétrer, et son énorme canon, porté sur un affût à pivot, allait fouiller sous tous les angles et dans tous les sens les bois où s’embusquaient les grand’gardes et les corps de troupes échelonnés pour l’investissement.
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