Fort de Montrouge

Définition et enjeux

Louis Jezierski,  Combats et batailles du siège de Paris… (1872)

“ A la barricade de la maison Millaud, sur la route d'Orléans, il y a tous les jours nombreuse compagnie; sur le coup de midi, le soleil est tiède et la place est commode : le fort de Montrouge tout près à droite, et en face, le plateau de Châtillon; on entend et on voit parfaitement pour juger les coups du duel.
Notre fort fouille vigoureusement les positions de Bagneux; par les embrasures des bastions, les éclairs jaillissent continus, comme des cornes de feu.
”
Source : Gallica

Camille-Adalbert-Marie Clément La Roncière-Le Noury,  La Marine au siège de Paris, par le vice-amiral Bon de La Roncière-Le Noury… (1872)

“ A Montrouge, vers une heure du matin, un projectile de 22 tombe sur une pièce de 0m16 lisse de la guerre, la met hors de service et brise l'affût.
Dans cette journée , le fort de Môntrouge a huit blessés, dont deux blessures graves. Il a tiré cinq cent soixante-quatorze obus. La garnison de ce fort fait vaillamment son devoir, et accueille avec enthousiasme la lutte acharnée de tous les instants qui s'engage avec l'ennemi. Cette lutte de Montrouge qui commence est un des plus beaux faits
de guerre du siège, et la marine l'enregistrera avec orgueil dans ses fastes militaires.
”
Source : Gallica

Maurice Delpeuch,  Un livre d'or de la marine française… (1900)

“ La défense du fort. de Montrouge et l'attaque du Bourget sont, pour les marins, les deux épisodes les plus glorieux de la défense de Paris. Attaqué le 5 janvier, le fort de Montrouge, commandé par le capitaine de vaisseau Amet, résista victorieusement jusqu'au 27, date à laquelle il reçut, du gouverneur de Paris, l'ordre de se rendre. Il sera peut-être intéressant de lire un document éloquent : la dépense journalière de munitions de ce fort, qui, vrai monceau de ruines quand il fut évacué, causa l'admiration des ennemis eux-mêmes. ”
Source : Gallica

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